Lethal Journal - la culture va prendre pour cher...
concerts, expositions, comics, graphisme, cinéma, vidéo, installations en prennent pour leur grade (ou non).
Un seul objectif : devenir le blog le moins influent, pour ne jamais faire de la grosse thune et rester dans l'ombre et la précarité toute notre vie...
Eh oui Tronchedecul, ce vilain merveilleux tout droit sorti de l'esprit démentiel de Garth Ennis vend plein de disques. Encouragement pour ce malheureux qui doit son surnom à son suicide raté quelques jours après celui de son héros, j'ai nommé Kurt Cobain.
Oui c'est vrai tronchedecul a un peu de mal à ,parler à son père mais il a le droit de faire sa crise d'ado, non? Tout ça c'est dans Preacher VI et franchement il faut revenir sur ce comic absoluement tarentinesque des 90's. C'est cher ( 6x25 euros) mais qu'est ce que c'est cool. Un révérand qui parle à John Wayne, des milliardaires zoophiles, un vampire alcoolique irlandais, des nazis et des rednecks. Le Road movie de la décennie passé, tout simplement
Dans deux moments de perditions successifs, j'ai fait l'erreur de vouloir regarder des comédies françaises. Mes parents auraient été contents, c'est typique le genre de films qu'ils adorent. Bordel, mais c'est à crever, un cinéma de merde pour une société de merde. C'est tout le mal qu'on peut dire du "Code a changé" et de "LOL". Dans ces films faciles d'accès (mais peut-on vraiment les qualifier d'oeuvre?) les adultes ne sont pas responsables , les ados sont cons comme des connards, mais tout est normal voire valorisé. Le vocabulaire n'a rien à envier à nos "jeunes des banlieues", c'est à dire qu'il tourne autour de 500 mots au plus ( trop top, cool, trop galère, trop un tepu...) Putain de société numérique qui demande des "Kal 1" par sms, qui fantasme encore sur une vie d'ado alors que tout est tellement merdique. Mon plaisir a été de n'y trouver aucune nostalgie, et de voir que je suis encore loin de m'être boboisé comme un tas de connards. Bordel mais faut les piquer, sans déconner c'est le genre de situation aussi bien du point de vue du fond que de la forme qui me pousse à entonner fortement et sans complexes avec Iggy"'i'm a Conservative". La contre-révolution n'est pas la révolution contraire mais le contraire d'une révolution (De Maistre), il va falloir y réflechir sérieusement. En attendant je t'enverrai bien tout ça chez le coiffeur, je t'en foutrai moi des franges et des tignasses
Pas de video aujourd'hui alors allez sur deezer et faites vous une séance de karaoke
Encore un guignol de journaliste qui vient nous raconter sa vie "underground"(on croit toujours rêver) dans les folles années pacadiennes. Du coup vous trouvez le livre chez vos libraires avec le bandeau rouge Proust au Palace. Fallait oser, journaliste et accepter de son éditeur qu'il fasse référence au monstre sacré de la littérature française, v'la l'égo. Bon alors pourquoi on en parle, ben parce que d'après que j'ai compris ça parle de fesse de coke et de folle nuits de fêtards et que cela, ça branche nos lecteurs
Les critiques sur F.Culture étaient tous élogieux sur le fait qu'il ne se mettait pas plus que cela en avant, qu'il avait un recul impréssionant sur ces années et que de fait le livre était le livre d'une génération etc... Même les plus sceptiques...Bref encore un type qui doit avoir un bon réseau Bon moi je dis ca mais je l'ai pas lu. Mais franchement qu'attend-on encore de la littérature française et de cette bande de camés junkies oisifs qui veut se la jouer en nous faisant revivre leur vie à la con par par procuration ? Alors pour cet été pourquoi ne pas se rabattre sur Proust, à la plage...
J'avais beaucoup aimé le buffet des anciens élèves ( big up pour"la fête de la musique"), d'un concept assez similaire mais le Klub des 7, premier album eponyme m'avait laissé sur ma faim. La sortie du deuxième opus est l'occasion de retourner arpenter leur univers. Le concept enfantin du klub de copains est plus réussi et lie plus les différentes pistes de l'album. On rentre dans un univers complice et toujours fendard, les interludes sont bien vues et aussi bonnes que le collier de nouilles ou presque. J'ai l'impression d'entendre "les petites canailles" ( oulà c'est vieux ça) .Du coup, même à la première écoute, j'ai du mal à vous recommander des pistes en particulier, peut-être "Pouilleux massacreur"," le conseil de discipline" et"Quand je serais grand". En fait même G.Baste est largement meilleur que sur "Dirty centre" (abobinable). Pas l'album de l'année sans doute, mais respect pour les sauveurs du hip hop français.
C'est promis la prochaine fois que je remets le mode critique et arrete la promo
La première impression que j'ai en rentrant dans ce nouvel antre du classique en province, c'est que l'opéra, ça s'est démocratisé... moi qui pensait être limite avec mon jean élimé, j'ai croisé un tas de connards en short et en tongs...les rares qui avaient des costards devaient être fous de rage de voir leur culture dégénérer ainsi.
Allez c'est parti pour 5H d'écoute, ça fait un peu peur comme ça mais en fait quand c'est bien fait ça roule. Le premier acte est très sympa, les décors sont modernes et limite indus. Le premier acte se déroule intégralement sur un grand paquebot en tôle qui ne cesse de défiler sur la scène. Opposition noir/blanc, lumières en contraste permanent. Immédiatement je suis séduit par Kurwenal, interprété par Alfred Walker. En revanche le look métaleux/motard de Tristan est très limite, moi j'aime pas mais j'ai sans doute pas le niveau pour comprendre les subtilités de ce choix. Pour le scénar vous vous reporterez au livret.
Acte 2 , c'est reparti, le clou de cet acte est l'échange lyrique de Tristan avec ( ou un "et/und" très important, voire métaphysique de l'oeuvre mais j'ai pas tout capté) Isolde. Le décor là aussi est très bien vu des chambres successive représentant le jour et la nuit d'après ce qu'on m'a expliqué (vous vous direz mais pouquoi il va à l'opéra celui là, s'il ne comprend rien, réponse: c'est pour la frime, ducon!). Franchement chouette, les lumières cartonnent toujours autant, mais en revanche les 45 mn d'amour me laisse relativement de marbre. Le moment où les amants se sont surprendre aussi, on découvre que Marke est le roi d'une monarchie fascisante (chien loup et ambiance mirador), dans un style rétrofuturiste, ses hommes de main ayant l'allure de gangsters de la prohibition. Franchement je ne sais pas si contextualiser précisément un œuvre telle que celle là vaut le coup...
2° entracte ou j'invente le futur de la chronique classique sur Lethal journal, me balader la prochaine fois avec un micro, enregistrer les commentaires du public au fil de ma déambulation pour me dégourdir les pieds. résultats ' "saisissant...", "pour une première c'est incroyable", "je n'ai pas du tout aimé", "tu veux une coupette", "Renée"...C'est pas tout mais faut y retourner ( il est 18H30 et je suis là depuis 15H). Trois de nos voisins ont laché l'affaire, remarque vaut mieux ça, que le vieux qui ronfle comme cela était arrivé à Bastille en son temps.
Le troisème acte est une débauche de flotte, y en a partout, on entend entre les tirades des chanteurs le flop flop des bottes de toute la clique. La mise en scène est toujours aussi chouette et Tristan a quitté sa veste de hardos, en revanche, des châteaux et des bateaux en plastoc sont laissés sur le devant de la scène pour nous rappeler son enfance, bof bof...Puis ambiance boite de nuit, après la mort de Tristan pour l'arrivée des sbires de Marke, des néons clignotent une minute ou plus, c'est trop, c'est quoi ce style grand guignol ? Kurwenal est toujours aussi puissant, Marke l'est tout autant ( c'est d'ailleurs les 2 qui recevront le plus d'applaudissements). Isolde trouvera la rédemption par les transfiguration, mais dans une mort non chrétienne qui va à l'encontre du bonheur bourgeois ( c'est Olivier Py qui le dit). Ce type a vraiment un look trop sympa ( pantalon et écharpe au vent) quand il vient se faire applaudir, ce qui fait que je le déteste aussi vite qu'il arrive sur scène.
L'orchestre de Dijon si j'ai bien compris s'est vraiment bien débrouillé pour donner à cette oeuvre une belle puissance sonore. Si vous n'etes pas sensible aux costumes pourris, séance de rattrapage demain à 18H
Fallait il critiquer leurs nouveaux albums? N'ont-ils pas déjà tout dit dans leurs œuvres à leur apogée? Lethal journal est il obliger de faire des chroniques de pop commerciale pour survivre ? Pourquoi ça et pas le salon du chiot à Nevers ? N'empêche j'étais intrigué par le travail de Dre qui a produit l'album de celui qui joue au teenager le plus riche, con et scandaleux de la planète ( j'ai bien dit jouer on est clair). Quant à Manson j'ai plus jeune détesté son style, sa musique, mais avec l'âge ( étonnant cette faculté d'écouter à un age mur de la musique faite pour les ados...), je commence à percevoir l'intérêt de ce Bowie métaleux. En tous les cas les 2 artistes qui font bander les jeunes de 15 à 20 ans quand ils sont blancs, riches et neurasthéniques viennent de sortir leur 2 albums à 1 semaine d'intervalle
Cela fait donc une petite semaine que je me ballade un peu partout avec un K7 d'Eminem dans l'autoradio. Les premières écoutes sont détestables, un flow monotone et un usage du vocoder insupportable (on sait au moins maintenant où Orelsan puise ses influences: dans le pire d'Eminem), les paroles je capte pas au début donc...Et puis on commence à aimer certains passages on se dit que oui derrière les chansons pop calibrés pour la FM il reste quelque chose du petit génie de Détroit ( déjà vu passe relativement bien, celle avec Dre aussi)... et puis on a le malheur de remettre un titre de 1999 et là c'est la claque totale, on a envie de jeter le dernier album à la poubelle, on se sent honteux d'écouter la même musique que Dylan Dubois sur sa mobylette... Pour provoquer Eminem n'a plus grand chose alors il se coule dans ce qu'il a de mieux à faire, un sérial Killer, un cinglé, un fou, histoire de toucher son public qui a pour tout passe temps, dans cette classe moyenne blanche qui s'ennuie, le cinéma d'horreur, et finalement le mieux serait pour nous que Mike Myers lui épargne son prochain album... Le dernier titre , "Underground"( il ose quand même) est véritablement tout ce que je déteste dans le Rap actuel, instru épique et puissante, rythmes martiaux déjà entendus partout, déjà vendus pour le prochain Fast and Furious .
Et si on parlait de l'Alien qui fait peur à ma mère et qui fait baver les ados qui le trouvent trop COoooooool ( car justement il fait peur à leurs parents). A la première écoute c'est toujours aussi efficace. Même genre de rythmique, même voix d'outre-tombe, à la différence de l'album chroniqué plus haut, la prod ici n'a guère évolué. Un bien? un mal? A la limite je préfère quelqu'un qui n'invente pas quelque chose de nouveau à chaque fois mais qui le fait relativement bien, à un type qui cherche à faire évoluer son style avec la demande du public. D'après ce que j'ai lu Manson est heureux en ce moment et donc cet album n'est pas triste, (merde que vont faire nos ados qui se taillent les veines?), vu que comme je le disais plus haut je comprends pas les paroles, ça n'a guère d'importance et l'ambiance reste fondamentalement métal.
On parle tout de même d'Apocalypse partout ça rassurera les goths pré-pubères qui veulent que le monde brule joyeusement. Les ballades sont nombreuses car on le sait, les métalleux ils s'y connaissent. Autant j'ai aimé la première "Four rusted horses" , autant je n'aime pas "running to the edge of the world", il aurait voulu faire une compo à la Bowie d'après wiki, mais moi je trouve que ça pue plutôt la ballade heavy FM 80's ( genre Scorpion). De cinéma d'horreur il est aussi question dans "i want ot kill you," il va vraiment falloir qu'ils se renouvellent ces provocateurs professionnels, bon le titre fait 9 mn sans doute voulait il égaler le rêve morbide de the end ou en tous les cas de prétendre à un titre rock qui restera dans les annales., pour moi trop monotone pour être vraiment oppressant.
Comédie de geek pour les geeks, road movie pour teenager, film lourd et gras, oui tout cela est possible dans une seule et même bobine...En 1998, 4 amis, dont un a le cancer partent cambrioler le ranch de Lucas pour voir le prémontage de l'épisode 1...Ils affrontent des trekkies ( fan de star treks) car "Han Solo n'est pas une petite salope", ont des T shirts qui font mourir d'envie Octobrun's (celui des X men qu'on voit dans le trailer est top), ont des surnoms débiles ( le type à lunettes est surnommé Windows !), font peur à tout le monde déguisés en stormtroopers.
Vous ne rirez pas si vous ne connaissez pas par cœur Star wars, succession de private jokes, pas drôles pour les non-initiés. Le film reprend les scènes de l'épisode IV ( la cantina en bar gay, le ranch de Lucas qui est en fait l'étoile de la mort, vide ordure compris, le rôle de Zoé qui rappelle Leia, les poursuites avec les flics qui rappellent celles avec les impériaux...) Au final assis dans le cinéma quelques secondes avant le début de l'épisode 1 , ils se demandent : "Et si c'était un mauvais film?" . Il est quand même pas si con le fanboy!
Avis aux amateurs, mais je le répète c'est du Lourd...(enfin si vous aimez Apatow ça ira)
Si vous êtes en Cote d'or ce WE, il y a Bourgui down production en concert à Beaune le Samedi 30 mai.
L'équipe de Lethal journal n'y sera pas car on sera occupé avec des "Magnum mais pas des 3.5.7", on est déçu mais on les reverra au sommet de la gloire. Octo recommande 21 Ciktriss sur
N'allez pas croire que je suis abonné mais bon vous connaissez l'histoire, on a tous quelque part un membre de la famille qui est abonné à une feuille de choux de droite!
Alors voilà j'ai pas pu résister à vous chroniquer cette page qui résume à elle seule le problème des rock-critiques en France : le réseau fermé et la toute puissance, le monopole sur ce champs culturel. N.Ungemuth qui interview Manoeuvre, pourquoi pas Lethal qui interview Octobrun's ou Octobrun's qui interroge Lethal!
On présente donc le bonhomme comme le type qui a fait rentrer le rock à la nouvelle Star, comme si cela avait révolutionné l'émission...On apprend que la dernière fois qu'il a pleuré c'est à la mort de Morisson, le pauvre petit...Qu'il est un peu Geek, il regarde Lost (mais qui n'est pas un peu Geek aujourd'hui)... qu'il classe ses disques par ordre alphabétique...Des trucs super intéressants en fait...Pour la forme le seul bon mot est qu'il y a de la gauche en lui grâce à Lennon, au MC5 et qu'il y a de la droite avec Motörhead et Lyndyrd Skynyrd.
Sur ce, je vous laisse écouter vos disques de Babyrock que ce Monsieur a réussi à imposer au marché français.
Cela faisait longtemps que je n'avais chroniqué de comics, il y a eu ces derniers temps de bonnes choses mais rien qui me scotchait vraiment, puis est arrivé ce mois-ci et ce matin dans ma boite aux lettres, le dernier M.Millar, un scénariste que j'adore, fils spirituel d'Alan Moore. Son titre :1985. Le graphisme est soigné, les références nombreuses et savoureuses ( vous apprécierez d'autant plus cette mini-série si les guerres secrètes vous disent quelque chose, si vous saviez qu'avant Venom, Spidey avait un costume noir, si vous aviez dejà des jeux piratés à cette époque). Le pitch ? nous sommes dans notre monde, le vrai, et un gosse est fan de comics, il peut pas tout se payer, surtout pas les anciens numéros, car ils coûtent chers, son père est un looser lui aussi fan mais il vit avec son beau père, un nouveau riche reaganien et sa mère, qui lui répète sans cesse qu'il faut arrêter les comics sinon il deviendra comme son père. Bientôt il commence à voir des super-vilains un peu partout...
Je vais pas plus loin mais franchement ce comics est à un prix décent (12euros) et on a autre chose que le dernier cycle moisi d'heroic-fantasy à la française...
Le Z c'est pas un truc pour les intellos qui fréquentent l'eldo, le Z ça sue le rock, rien de tel donc qu'une salle de concert pour en zieuter de temps à autre. La vapeur a eu la bonne idée d'avoir mis en place une fois par mois une séance gratuite de cinéma Z, Vous la trouvez dans le programme sous l'intitulé de "Cinématek", vous y profiterez d'agréables chaises longues pour vous délecter de cet étrange cinéma. Quand on sait qu'à Panam la cinémathèque française en projette 2 fois par mois, y'a pas à être honteux.
Le film en question est un film de 1990 produit par Troma et réalisé par les 2 patrons de la boîte, Michael Herz et Lloyd Kaufman. Troma, reputée pour son mauvais goût ( Class of nuke them high, Monster in the closet, Cannibal the musical), signe ici un film d'assez bonne facture et parodie le genre du film super héroique avant son apogée actuelle. Les collants bleu électrique laisse la place au peignoir jaune canari du héros, flic paumé qui est investi par un esprit ancestral japonais. Film humoristique sympathique, il souffre de quelques longeurs, mais vous ne pourrez pas ne pas éclater de rire...
Toute l'équipe du Lethal Journal s'associe pour souhaiter un excellent anniversaire à son guide spirituel, leader charismatique, petit père du peuple (...) j'ai nommé Octobrun's. En espérant que la cérémonie 2009 sera aussi somptueuse et démesurée que celle de 2008 !
Photographie surannée, décors et grain de série TV, images de synthèse trop visibles…Le dernier D.Fincher , L'étrange histoire de Benjamin Button est vraiment naz… Mélange raté entre Titanic et Forrest Gump, on dirait du Zemeckis de comptoir. Là ou Gump traverse avec ironie l'histoire de son pays, Fincher en donne une version aseptisée où la grande histoire ne rejoint jamais la petite, un comble pour un film dont le héros est né le jour de l'armistice de la première guerre, a fait la 2° GM et a eu finalement ses 20 ans dans les 60's... Moi qui m’attendait à une bonne comédie style 80’s j’aurais tout juste eu droit à un « Chérie j’ai rétréci les gosses ». Brad Pitt, dans le rôle titre, nous annonce cerise sur le gâteau que cette comédie s’adresse aux quinqua, puisque en substance 45/50 ans est le meilleur âge pour un couple et « je voudrais me souvenir de nous à ce moment ». Le scénario lui même n’est même pas logique puisque petit dans un corps vieux il aurait du mourir grand dans un corps jeune or son corps redevient un bébé… Bref à passer très vite, surtout qu’il est long (2H45), l’avantage, vous ne verserez pas une larme.
En ces temps de revival Hip hop au Lethal journal, parler de Heavy metal et de catch ca fait plutot mal. Ca s'appellait les années 80 quand le catch passait sur Canal. La BO met mortel dans l'ambiance, et comme d'hab Aranofsky assure plutôt bien.
Ce film est un putain de beau film, triste , touchant, sensible pour tout dire. Je ferais pas long si ce n'est que si vous n'êtes pas encore allés le voir, foncez. La déchéance d'un looser qui choisi de finir comme un Molière psot moderne , sur un ring de catch, ca vaut le détour. La caméra suit toujours Randy et c'est comme ca qu'Aranofsky nous amène à une réflexion sur notre propre rôle d'acteur dans cette société spectacle où nous ne sommes rien si nous ne jouons pas le jeu. Plus trash que Rocky Balboa qui pourtant m'avait plu ( la série des Rocky mérite d'être revue avec moins de prétention que jamais, c'est à mon sens du grand cinéma populaire) , Randy le bélier se rappelle ses jours de gloire non pas par un jeu vidéo super moderne (pourtant modèle borne d'arcade années 80) qui le confronte aux nouvelles stars mais sur une vieille NES ( 8bits) où il joue son propre personnage avec les gamins du quartier qui se montrent juste gentils avec lui, merde, quand on a call of duty, qui voudrait rejouer au WWF sur Nes. ( moi mais ca compte pas)
Lui n'affronte pas le présent donc mais le passé, passé qui revient toujours et qui finira par le/nous terasser. Octobrun's abattu par ce film
Octobrun’s étant toujours en province, il n’a pas pu voir « the spirit », dernier film de super héros étant sorti avant cet œuvre majeure que sont les Watchmen. Watchmen est une œuvre d’Alan Moore, aujourd’hui célèbre auteur anglais qui s’est fait virer lorsqu’il était jeunede son bahut pour avoir vendu du LSd, et qui depuis est devenu selon ses propres termes un anarcho-mystique. La Maxi série de 12 épisodes est sortie à la fin de la guerre froide en 1985. C’était alors la première fois qu’un auteur abordait de manière adulte les super héros. Mais cela va plus loin, Alan Moore dans son oeuvre s’intéresse au substrat même des surhommes à leur naissance et à leur mort. A leur implications dans les sociétés humaines. Cet ouvrage est devenu un ouvrage culte et est à l’origine de la brouille entre DC comics et Alan Moore puisque le contrat stipulait que Moore récupérerait les droits sur son œuvre quand elle serait épuisé, mais devant le succès DC n’a pas cessé de la rééditer afin que cette clause ne soit pas applicable.
Mais assez parlé de la BD, qui vient d’être par ailleurs rééditer chez Panini (pour 15 euros, sautez sur l’occaz), intéressons nous au film, les critiques que je n’ai pas lu sont apparemment enchantées par cette adaptation. Moi j’avais un peu d’appréhension car 300, le précédant film de Zack Snyder, m’avait déplu dès la bande annonce par son esthétique… Dans les interviews que j’avais lues dans comics box et toujours sur l’esthétique, une réflexion m’avait frappé. Snyder était content que l’adaptation se soit faite si tard car grâce aux effets spéciaux et aux moyens d’aujourd’hui on a échappé à un Docteur Manhattan en collant bleu électrique, avait-il réussi au delà de l’esthétique à dépasser le kitch souvent inhérent au film de super héros ?
Franchement j’ai été scotché à mon fauteuil pendant les 2 H 40 que dure le film et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Dès le départ on rentre dans un film lent intriguant mais on quitte vite les sentiers du film d’action, pas étonnant que l’œuvre se soit révélée un échec commercial, tous les types qui sont aller voir Spiderman/Batman/IROn Man/Xmen ne sont pas capable de comprendre ce film et ont du s’emmerder sévère, car pour un fois le contexte original a été respecté ( mais ce après débat) et l’histoire se déroule donc en 1985, dans une time line où Nixon en est à son 3° mandat. Tout ça pour dire quoi qu’il faut avoir révisé son histoire récente des Etats-Unis pour apprécier cette uchronie terrifiante. Le passage qui m’a le plus emballé c’est justement le clip du début du film qui nous présente l’histoire des watchmen avant les watchmen ( qui est en fait une libre adaptations des faux extrait de livre placés à la fin des chapitres dans la BD). On y revisitera l’élection de Kennedy, la guerre du Vietnam… Le ton est donné on est emporté vers les années 60, (l’age d’argent des super héros et l’age d’or pour Marvel), Dylan et Simon et Garfunkel justement placés, percutent mieux qu’une Bande son Originale, et de fait n’ancre pas le film dans l’épique comme c’est le cas habituellement mais dans une réalité.
Avec cet ancrage sur la naissance des super héros, Watchmen pose la question de leur responsabilité et de leur pouvoir, pose la question de leur fonction mythologique dans nos sociétés post-modernes. Pour qui roule les super héros, vu leur pouvoir, il est évident qu’il ont une place politique, qu’ils sont une arme politique et vu la conjoncture c’est sur qu’ils roulent pour les Républicains voire pire. Le comédien (lointain cousin de captain América estfranchement un soldat perdu d’extrême droite. Rorschach est dégoûté par le violence dont font preuve les Hommes, depuis il a décidé de répondre par la violence et est un lecteur assidu du news frontiersman, feuille de chou d’extrême droite. Il continue d’agir alors même que les super Héros sont officiellement interdits depuis 1977. C’est paria, un dangereux sociopathe. Le Hibou est un Batman qui « a déserté » comme lui repère Rorschach, il est devenu grassouillet et rangé.
La réalisation en elle-même est plutôt bonne et on voit que le réalisateur a voulu se concilier les fans au maximum, le texte est certes amputé, comment pourrait-il être autrement, mais respecté dans l’ensemble à la lettre. Le grain choisi et les costumes sont un régal et on se croit vraiment en 1985 quand on est dans la « Hibou-cave » . Le réalisation est efficace mais Snyder n’en fait pas trop, comme il l’avait malheureusement fait pour 300, il adopte ici une caméra plus posé, moins épique, tout en conservant, on est à Hollywood, le spectaculaire pour les combats . Pour moi c’est plutôt une réussite. A voir mais surtout à revoir dès qu’il sortira en Dvd ( ouaip, chez moi c’est pas évident de revoir 2 fois un film en salle obscure).
Salut les branchouilles, aujourd'hui je vais vous parlez d'une hype à coté de laquelle vous êtes forcément passé, n'est pas Geek qui veut... Depuis une petite année des milliers de geeks, traumatisés par la lecture de Roman de gare à 2 sous, et par Indiana jones, se sont mis à délaisser leur table de figurines Méd-fan pour peindre des figurines de Zombies-nazis, plusieurs fabricants pas en reste, se sont mis à proposer des gammes complètes...Bref fini les orks contre les gobelins!
Il fallait bien qu'un cinéaste reprenne l'idée pour en faire un nanar et c'est chose faite avec Dod sno en Norvégien dans le titre (que vous trouverez plus facilement sous le titre de Dead Snow).
Tommy Wirkola a donc pondu un scénar minimaliste mais qui ne peut qu'accrocher les ados attardés et les geeks forcenés: un groupe de copains, étudiants en médecine part dans une Hytte ( les chalets que possède tout Norvégien), pour un Week end picole et baise. La première demi heure reprend tous les poncifs du teen movie, sauf que c'est pas Sam 41 pour la bande-son mais une tripotée de groupes métaleux norvégiens.
Le seconde demi heure est un survival classique où le groupe commence à se disperser pour enfin arriver à la jubilatoire dernière demi-heure et qui solde par du découpage de nazis à la tronçonneuse et des pertes élévées pour l'un des camps
Honnetement on passe un bon moment, si vous êtes fan de Z, le film est bien foutu et ressemble surtout à un bon délire entre copains, les acteurs en ce sens sont pas tous géniaux, mais les figurants eux le sont, c'est un petit budget comme on aimerait en voir plus souvent.Alors tous à vos bricomarchés/dépôts, achetez des masses, des cisailles et des tailles haies on relève les copies le mois prochain !
Suite à la lecture de Libé (ici ) , j'ai appris l'existance de orselsan, rappeur blanc de province que tous les branchés connaissent sans doute, puisque buzz il y a eu apparement depuis quelques mois...Il paraitrait que c'est le Eminem Français ( rien que ca!). Moi évidement j'étais pas au courant, j'ai donc cherché et trouvé les vidéos en question...je reste perplexe sur le monsieur fier d'avoir 14 ans d'age mental, alors underground ou pur produit, méchament subversif ou scandaleusement mysogine?
En foulliant un peu et comme m'a rencardé un de mes indics ( qui me dit aussi qu'il est bien trop présent sur le réseau skyrock pour être hônnete), c'est un type qui a du trop écouter Girlfriend de TTc et qui s'est dit qu'il pourrait gagner argent et célebrité en faisant la même chose
Le seul truc qui me fait réagir c'est que le ministère et le Pcf s'agitent pour influencer la prog du printemps de Bourges...après je pense qu'on l'oublira sans doute, mais qu'entre temps il aura vendu ses disques
Encore un truc que j'ai bien fait de rater
PS je sais je vais me faire déchirer par un certain nombre d'entre vous qui vont me dire que ca n'a rien à voir avec le HH...