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vendredi 31 juillet 2009

F. Baudot, "L'art d'être pauvre", ou au Lethal Journal on ne lit toujours pas ce dont on parle


Encore un guignol de journaliste qui vient nous raconter sa vie "underground"(on croit toujours rêver) dans les folles années pacadiennes. Du coup vous trouvez le livre chez vos libraires avec le bandeau rouge Proust au Palace. Fallait oser, journaliste et accepter de son éditeur qu'il fasse référence au monstre sacré de la littérature française, v'la l'égo. Bon alors pourquoi on en parle, ben parce que d'après que j'ai compris ça parle de fesse de coke et de folle nuits de fêtards et que cela, ça branche nos lecteurs

Les critiques sur F.Culture étaient tous élogieux sur le fait qu'il ne se mettait pas plus que cela en avant, qu'il avait un recul impréssionant sur ces années et que de fait le livre était le livre d'une génération etc... Même les plus sceptiques...Bref encore un type qui doit avoir un bon réseau Bon moi je dis ca mais je l'ai pas lu. Mais franchement qu'attend-on encore de la littérature française et de cette bande de camés junkies oisifs qui veut se la jouer en nous faisant revivre leur vie à la con par par procuration ? Alors pour cet été pourquoi ne pas se rabattre sur Proust, à la plage...

dimanche 4 janvier 2009

Le sens du style

Le punk rebellion en toc?

Dick Hebdige Sous-culture - Le sens du style


Voilà encore un livre anglo-saxon essentiel qui est traduit 30 ans ( il date de 1979) après. Attention bande de punk à la petite cervelle, ce livre ne s'adresse qu'aux punks à la petite semaine qui ont fait des études, en effet ce bouquin est un véritable traité de sociologie et d'histoire qui prend appui sur des références intellectuelles très précises et très ardues ( Barthes, Genet...). Cependant il est réellement intéressant car il se penche de manière précise sur la naissance et les relations entre les diverses sous cultures anglaises des 60's et 70's ( reggae, mod, skinhead...)

Pour finir il utilise beaucoup les thèses de Barthes développées dans Mythologies afin de montrer que certes le punk n'a jamais remis en cause les institutions car il a les mêmes pratiques que les cultures dominantes mais qu'il est une attaque symbolique violente et à ce titre mérite d'être salué ( ca c'est dans la conclusion où il prend parti). Enfin je crois que c'est ca que j'ai compris...

lundi 6 octobre 2008

New Wave, Gael Morel



L’époque où on écoutait de la musique en 45t tours ou Canal + programmait les premiers porno, où les walkman étaient considérés comme dangereux, le tout dans une ville de province tranquille, voilà les sujets de New Wave, un téléfilm de Gael Morel diffusé le 19 septembre sur Arte et que j’ai enfin pu voir. Bon faut reconnaître je me suis pas ennuyé pendant ce film mais j’attendais une facture et une réalisation plus moderne. Là le sujet aurait pu être l’ennui dans la jeunesse en 1820 que c’aurait été pareil. La caméra est statique de bout en bout, les acteurs évoluent dans un autre temps sans doute pour marquer leur décalage avec le monde qui les entoure. Car lorsque Romain arrive avec sa son look de Goth dans le collège d’Eric c’est le nihilisme qui déboule avec lui pour un temps, le temps de tomber au fond du gouffre et le temps d’en ressortir plus fort avec une envie de transcender le tragique. Les années 80 c’est aussi l’époque où les classes sociales sont encore clairement marquées et quand on vient de la classe ouvrière, c’est pas facile de recevoir les petits bourges qui se la pete londoniens. Car Eric est un vrai gosse d’ouvrier qui bosse car on ne lui a appris que ça, Romain lui c’est un rebelle à la con, celui de la classe moyenne et supérieure. Celui qui s’ennuie dans les villes de province paumé et déserté par l’Histoire et par le Rock’nRoll. Il faut de la résignation pour vivre par procuration à travers la musique. Alors ils composent des compos de merde pompées sur les grands groupes, tournent leur propre clip avec le matos video du CDI (alors là respect).Tout cela, on le sait puisqu’on l’a nous même vécu à d’autre moment sur d’autre style, c’est cliché mais c’est aussi tellement vrai. C’est triste et glauque comme des goths des 80’s, avec le son et l’image VHS qui me rappelle les soirs d’hiver ou je regardais les années collège et 21 Jump Street ( vous fourez pas de ma gueule c’est la même époque non ?). La loose totale. Ca c’était pour les bons points

Mais les personnages sont censés être en troisième mais je crois qu’une classe de Term aurait mieux convenu et aurait rendu l’ensemble plus crédible, les acteurs paraissent trop vieux. Le film est sympa c’est pas tout les jours que les anti-héros avec des crêtes sont à l’honneur en prime time un vendredi soir (oui vous savez le même horaire que Thalassa) donc on va l’excuser. Pour en revenir à la réalisation je la trouve tout de même assez scolaire, et marquée par le téléfilm français de la Tv publique en, fait c’est à croire qu’on ne voulais pas déranger les habitudes du public du vendredi soir alors même que celui-ci s’en fout. ( puisqu’il regarde Thalassa)

PS : en recherchant sur Internet je viens de m’apercevoir qu’un livre adapté de ce film vient de sortir



samedi 27 septembre 2008

Parce qu’il faut parler de la rentrée littéraire


La rentrée littéraire, pour cartonner c’est toujours pareil, faut avoir des copains dans la place, je vous apprends rien. Pour le coup un livre fait pas mal parler de lui en ce moment, « La meilleure part des Hommes » de Tristan Garcia. Allez mentez pas vous l’avez forcément vu chez votre libraire en tête de gondole. Moi non, parce que dans la Nièvre le sujet doit pas fasciner autant que dans les salons de Panam…

Ce livre j’en parle mais je ne le lirai pas, parce que je ne vais pas filer du pognon à cet auteur et ma bibliothèque municipale de province, qui vous rappellerais celle de vos 8 piges, n’achète rien de ce genre. Alors quoi, c’est le phénomène du moment ? Hein pour quelle raison ? Parce que ça parle de gauchistes (encore et toujours les mêmes),d’homos, que c’est un roman générationnel ?

Ca doit bien les faire bander dans les salons de se rappeler leurs héroïques années de jeunesse, enfin héroïques c’est pas des grognards non plus (a rapport aux 1° romans générationnels pour ceux qu’auraient pas compris), moi du coup j’en ai rien à foutre. L’auteur que j’ai écouté 1 H à la radio fin août m’a vraiment gonflé. Déjà pour un premier roman qu’on aura oublié dans 2 ans le journaliste l’a comparé à, tenez-vous bien, L’abbé Prévost, l’auteur de Manon Lescaut, sous prétexte qu’il pensait que c’était un conte moral, je me marre comme disait l’autre… Et puis l’auteur n’en ai pas un, c’est un thésard en philo de 26 ou 27 ans, sorti fraîchement de Normal sup’, issu d’une famille de parents profs… Qu’est ce que vous voulez comme tripes là dedans, rien ça pue le bon élève bien récompensé par ses maîtres et leur réseaux sociaux qui ont 10 fois plus d’influence et de pouvoirs que vos merdeux myspace ou facebook. Bon Lethal m’a annoncé qu’autour de lui tout le monde le lisait alors foutre dieu laissez vos commentaires pour me dire le contraire

et en cadeau pour ceux qui s'ennuient une video du guignol



mercredi 17 septembre 2008

Howard Zinn ou le gauchisme aux Etats-unis



L’aut’ jour en matant Will hunting de Gus van sant, je suis resté scotché sur la scène dans le bar près de Harvard ou le petit génie démonte en 30 secondes la démonstration du connard qui croyait tout savoir. Pour enfoncer le clou il lui cite un bouquin de Howard Zinn. Mais c’est bien sur c’est le bouquin que je mate depuis des mois à la librairie : l'histoire populaire des Etats-Unis. Ni une ni deux je fais 400 bornes pour aller me l’acheter (on vous a jamais dit qu’il y avait pas de librairie digne de ce nom dans la Nièvre). J’ai toujours été fasciné pas les states, je crois cela tiens autant aux westerns que je n’envoyait quand j’étais gosse qu’ à ma passion pour la contre-culture depuis les sixties. Bref en ce moment c’est mon trip de me pencher sérieusement sur l’histoire ce de pays évidement largement délaissé chez nous.

Mais c’est qui ce H.Zinn ? Ca vaut le coup de le présenter parce que c’est un cas assez rare aux states il est vraiment de gauche, son travail d’historien est même largement influencé par la critique marxiste. Le livre a en lui-même une histoire avec une première publication en 1980 aux state mais seulement en 2002 ici , à croire qu’on est encore en sciences sociales au temps des vapeurs.Alors pourquoi le présenter maintenant seulement . trois raisons 1) en 2002 pas de Lethal journal et 2) il m’a pas mal scotché (surtout au départ en fait) 3) c’est un best-seller aux states et il est inconnu ou presque en France

Il va donc tout au long du livre nous proposer une histoire vue par les dissidents , les révoltés, les pacifistes, les grévistes, les noirs, les femmes, les déserteurs etc...cela a pour moi un coté très exotique, non pas par le sujet mais par l’espace traité: s’intéresser à l’histoire de l’industrialisation au XVIII/ XIX nous présente ce pays comme autrement plus complexe qu’un pays de cow-boy sauvages. On voit ainsi les résistances et les mouvements populaires lors de la guerre d’indépendance voire au XVII°, les résistances à la politique impérialiste tant au Mexique qu’a Cuba au XIX , la construction du syndicalisme et du socialisme Us, l’impact des guerres sur les mouvements sociaux et la répression parce quand on lit ce livre on a vraiment l’impression d’avoir sous les yeux un pays de facho. La police corrompue comme les juges fédéraux et les entreprises, tout l’histoire des states ne serait que l’histoire des grands groupes industriels. En gros ces groupes de puissants ont toujours cherché à diviser tous les dominer et à les amener à se faire la guerre les uns les autres, histoire pendant ce temps de brasser un max de pognon

Une version cynique de l’histoire donc, où les puissants n’ont cessé d’après l’auteur de gérer la politique des states, évidement à leur profit. Ouais, c’est vrai le monde diplo dit la même chose (d’ailleurs je pense honnêtement qu’ils ont du le conseiller).Mais se plonger dans les racines de ce pays, état par état et briser un à un chacun des mythes m’a enthousiasmé…enfin pendant un moment car

Le sous titre nous indique « de Colomb à nos jours », or sur les 770 pages du livre, les 100 premières ou presque sont consacrées à l’étude de la conquête espagnole et les 300 dernière à l’histoire depuis la guerre froide et alors là ca devient vraiment un bouquin de gauche politiquement correct. Il nes ‘intéresse qu’à la contre-culture officielle et académique (rien sur les punk par exemple ou sur l’influence du hip hop). C’est limite s’il ne dit pas du bien de l’URSS, de Saddam etc…Et puis une détestable habitude de faire l’histoire avec des si, genre si on avait pas bombardé on aurait pu… alors certes on aurait pu mais c’est pas ce que je te demande de penser à ma place, moi bordel j’ai payé ton bouquin super cher(28 E) pour avoir de l’érudition de la vrai pas une ratatouille de pensée prédigérée que j’aurai pu trouver chez Mermet ou Ramonet. Et puis des incohérences, il critique bon nombre de grands démocrates et encense Ben Affleck et Matt Damon venus critiquer la politique sociale des states à Harvard. Si on peut remettre en cause certains personnages évidement, c’est pas pour les remplacer par des star de bas étage qui s’engagent pour n’importe quelle cause humanitaire à la con


Bon donc si vous savez pas quoi lire déchirez le livre en 2 et demander une réduc à votre libraire

mercredi 11 juin 2008

Qu’est-ce que tu ferais pour 12,50 euros connard ?

Rap stories

L’autre matin j’ai chopé le dernier livre de Cachin paru chez Denoël extrême à 12,50 au lieu de 25 (bon ma vie ne vous intéresse pas mais c’est pour vous dire que même ça c’était trop cher). Une occaz un autre type avant moi avait du être déçu.

J’aurais du m’y attendre, la collection Denoel extrême c’est à ou sévissent manœuvre, Eudeline et consort, alors évidement un pote à eux…en plus préfacé par Diam’s

Le marché du livre de rock critique se développe depuis 2 ans en France, que ces mecs se la jouent gravent (ils se prennent tous pour des clones de Lester bangs), mais en même temps, je suis responsable puisque je lis en commente chacune de leurs minables lignes et que souvent j’achète leur livres !

Faut dire que le dernier bouquin que j’avais lu sur le rap était excellent (Gangsta Rap de P.Evil) alors j’ai cru que j’allais y prendre le même plaisir. Bon le Cachin en même temps je le connais pas trop j’ai jamais regardé rapline l’émission mythique des 90’s (j’avais pas la 6 à l’époque). Allez une petite vidéo pour vous présenter le personnage




Oui mais alors ce livre c’est quoi ? Une succession d’articles tirés des différents magazines auxquels il collabore, c’est dire, ce mec pense que sa prose vaut un livre. Bon j’avoue que certains interview ou reportage sont intéressants (Wu tang, Method man, Géopolitique rapologique…) mais d’autre tendent à faire de l’auteur un véritable Malraux des temps moderne (voire son histoire en Jamaïque). Le style n’est pas super, enfin c’est pas ce qu’on attend et la plupart des pages sont en fait des conversations alors c’est vrai que si le rappeur ne sait pas parler…

Le plus décevant c’est que je l’avais acheté pour la partie consacrés au rappeurs français et la, on voit vraiment le niveau de la culture hip hop en France (Diam’s, Booba, Sinik, Mc Jean Gab1). Bon ceux-là ça vaut pas la peine de les écouter mais les autres ça vaut pas la peine de les lire à part peut être NTM. Et puis cerise sur le gâteau il y a des articles qui n’ont rien à foutre la dedans : Pierpoljak, Dalida , Sardou, Dutronc ! On croit même rêver en fait sous couvert de nous vendre un livre sur le rap on nous vend ce que les éditeurs voient comme les meilleurs papier de Cachin.

Résultat : je crois qu’un autre type va pouvoir l’acheter pour 12,50