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samedi 25 juillet 2009

Le retour des 7


J'avais beaucoup aimé le buffet des anciens élèves ( big up pour"la fête de la musique"), d'un concept assez similaire mais le Klub des 7, premier album eponyme m'avait laissé sur ma faim. La sortie du deuxième opus est l'occasion de retourner arpenter leur univers. Le concept enfantin du klub de copains est plus réussi et lie plus les différentes pistes de l'album. On rentre dans un univers complice et toujours fendard, les interludes sont bien vues et aussi bonnes que le collier de nouilles ou presque. J'ai l'impression d'entendre "les petites canailles" ( oulà c'est vieux ça) .Du coup, même à la première écoute, j'ai du mal à vous recommander des pistes en particulier, peut-être "Pouilleux massacreur"," le conseil de discipline" et"Quand je serais grand". En fait même G.Baste est largement meilleur que sur "Dirty centre" (abobinable). Pas l'album de l'année sans doute, mais respect pour les sauveurs du hip hop français.

C'est promis la prochaine fois que je remets le mode critique et arrete la promo


jeudi 28 mai 2009

Pour parler de l'overground: Eminem et Manson


Fallait il critiquer leurs nouveaux albums? N'ont-ils pas déjà tout dit dans leurs œuvres à leur apogée? Lethal journal est il obliger de faire des chroniques de pop commerciale pour survivre ? Pourquoi ça et pas le salon du chiot à Nevers ? N'empêche j'étais intrigué par le travail de Dre qui a produit l'album de celui qui joue au teenager le plus riche, con et scandaleux de la planète ( j'ai bien dit jouer on est clair). Quant à Manson j'ai plus jeune détesté son style, sa musique, mais avec l'âge ( étonnant cette faculté d'écouter à un age mur de la musique faite pour les ados...), je commence à percevoir l'intérêt de ce Bowie métaleux. En tous les cas les 2 artistes qui font bander les jeunes de 15 à 20 ans quand ils sont blancs, riches et neurasthéniques viennent de sortir leur 2 albums à 1 semaine d'intervalle

Cela fait donc une petite semaine que je me ballade un peu partout avec un K7 d'Eminem dans l'autoradio. Les premières écoutes sont détestables, un flow monotone et un usage du vocoder insupportable (on sait au moins maintenant où Orelsan puise ses influences: dans le pire d'Eminem), les paroles je capte pas au début donc...Et puis on commence à aimer certains passages on se dit que oui derrière les chansons pop calibrés pour la FM il reste quelque chose du petit génie de Détroit ( déjà vu passe relativement bien, celle avec Dre aussi)... et puis on a le malheur de remettre un titre de 1999 et là c'est la claque totale, on a envie de jeter le dernier album à la poubelle, on se sent honteux d'écouter la même musique que Dylan Dubois sur sa mobylette... Pour provoquer Eminem n'a plus grand chose alors il se coule dans ce qu'il a de mieux à faire, un sérial Killer, un cinglé, un fou, histoire de toucher son public qui a pour tout passe temps, dans cette classe moyenne blanche qui s'ennuie, le cinéma d'horreur, et finalement le mieux serait pour nous que Mike Myers lui épargne son prochain album... Le dernier titre , "Underground"( il ose quand même) est véritablement tout ce que je déteste dans le Rap actuel, instru épique et puissante, rythmes martiaux déjà entendus partout, déjà vendus pour le prochain Fast and Furious .




Et si on parlait de l'Alien qui fait peur à ma mère et qui fait baver les ados qui le trouvent trop COoooooool ( car justement il fait peur à leurs parents). A la première écoute c'est toujours aussi efficace. Même genre de rythmique, même voix d'outre-tombe, à la différence de l'album chroniqué plus haut, la prod ici n'a guère évolué. Un bien? un mal? A la limite je préfère quelqu'un qui n'invente pas quelque chose de nouveau à chaque fois mais qui le fait relativement bien, à un type qui cherche à faire évoluer son style avec la demande du public. D'après ce que j'ai lu Manson est heureux en ce moment et donc cet album n'est pas triste, (merde que vont faire nos ados qui se taillent les veines?), vu que comme je le disais plus haut je comprends pas les paroles, ça n'a guère d'importance et l'ambiance reste fondamentalement métal.

On parle tout de même d'Apocalypse partout ça rassurera les goths pré-pubères qui veulent que le monde brule joyeusement. Les ballades sont nombreuses car on le sait, les métalleux ils s'y connaissent. Autant j'ai aimé la première "Four rusted horses" , autant je n'aime pas "running to the edge of the world", il aurait voulu faire une compo à la Bowie d'après wiki, mais moi je trouve que ça pue plutôt la ballade heavy FM 80's ( genre Scorpion). De cinéma d'horreur il est aussi question dans "i want ot kill you," il va vraiment falloir qu'ils se renouvellent ces provocateurs professionnels, bon le titre fait 9 mn sans doute voulait il égaler le rêve morbide de the end ou en tous les cas de prétendre à un titre rock qui restera dans les annales., pour moi trop monotone pour être vraiment oppressant.

Vous êtes prévenus

lundi 25 mai 2009

Sixt en force

T'as vu dans le même genre y'a "Snakeeyes" paye ton gangsta du 74 et j'en pose une pour Nachin...

Sixt-fer-a-chevaaaaalll gros !
(Aïe aïe aïe pffff ouh la la)

Copinage

Si vous êtes en Cote d'or ce WE, il y a Bourgui down production en concert à Beaune le Samedi 30 mai.







L'équipe de Lethal journal n'y sera pas car on sera occupé avec des "Magnum mais pas des 3.5.7", on est déçu mais on les reverra au sommet de la gloire. Octo recommande 21 Ciktriss sur

http://www.myspace.com/bourguidownprod

mardi 14 avril 2009

TAG @ Grand Palais

Alors les tags au Grand Palais de quoi y retourne exactement ?




D'entrée je vous éviterai les jérémiades stériles du type "oh-non-ils-veulent-faire-rentrer-cet-art-indomptable-dans-les-musées".
Soyons sérieux. Le musée de la Mémoire des murs s'y colle déjà depuis 1987.
Dans d'autres domaines du hip hop, la plupart des b-boys n'ont pas attendus l'an 2000 pour breaker dans des comédies musicales ridicules sous les ordres de Kamel Ouali ha ha ha !

Je m'abstiens également de porter un jugement sur le choix des sélectionnés (ceux qui n'y sont pas avaient qu'à mieux travailler à l'école).



Bon y'a quand même atlas que j'aime bien, mais bon y'a pas rizot etc. N'importe comment j'y connais à peu près que dalle.

Et justement, on arrive là au coeur du sujet : la transmission.
Certains me diront bien qu'on s'en branle, mais quand même...




Pour commencer, même un néophite comme Lethal s'étonne d'aller à une expo qui s'appelle TAG (signature réalisée au marker ou au posca) et qui traite plus largement du GRAF.
Je sais pas, mais si on va à une expo de calligraphie chinoise, c'est pas pareil qu'une rétrospective sur le quatroccento italien.
En gros si vous voulez démêler les Blocks des Chromes, des Bubbles, l'aérosol du pochoir, l'institutionnel du vandal vous aurez meilleur temps de vous rendre sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Graffiti
Mais passons...



L'autre sujet sensible c'est la scéno.
Le truc pas mal, c'est la grande pièce, avec un vaste empilement de toiles couvertes d'aérosol sur, je sais pas, 200 mètres de long.
Le truc moins bien c'est la thématique "amour" sur le mur de droite.
Le truc à chier, c'est l'absence totale de détails sur les types et leurs styles, leurs techniques, et autres... On reste sur des pancarte "1984", "1994", etc., censées baliser le parcours, et des listes de noms qui me laissent un peu sur ma faim.





La palme d'or, c'est l'accrochage dégueulasse dans les pièces menant à la salle au trésor sus-décrite.
Dans le désordre : un triptyque d'un pote à Basquiat scotché au vieux gaf' noir à l'entresol (sur fond de barriérage mal empilé) ; un planche de Taki 183 en contre-jour ; une vidéo invisible sur un écran mal contrasté (agrémentés de leur enceinte de tuning à la qualité sonore douteuse).

Le commissaire d'exposition, Alain-Dominique Gallizia, est architecte.
Si vous voulez le voir en vrai, passez au Grand Palais n'importe quand, il est là tout le temps, et adore dédicacer ses bouquins.
D'un abord très sympathique, il n'a malgré tout pas l'air d'avoir "passé son adolescence à défoncer des trains".


== A.D.G en plein effet ! ==

Il ressemble plutôt à Luc Ferry et adore poser, tout sourire dehors, sur un max de photos du catalogue d'expo.
Parlons-en du catalogue, présenté comme la fameuse alternative au wikipédia cité plus haut.
Malheureusement, il n'a pas grand attrait graphique (la maquette qui rappelle un manuel scolaire d'astronomie), et c'est 10 euros la plaisanterie.

Alors bien sûr pour finir la grande question c'est : "qui a osé tager 'pénis' ou 'patcholle' sur les murs du Grand Palais". La réponse est "personne".
En revanche, pour ceux qui veulent, une planche est dispo à l'entrée, et un livre d'or A4 à la sortie.
Pour le mur on repassera...


== Oeno m'a tuer (c'est bon ça !) ==


== Taki 183, un des initiateurs du genre (après Boula 1 à Dijon)

mardi 7 avril 2009

Oxmo Pucino @ CFGO

Ok donc j'ai essayé d'écrire cette chronique comme des veilles lyrics / du temps ou Lethal triomphait au M.I.C comme un mc V.I.P sous le nom codé que toi même tu sais /

1-9-9-8 l'époque bénie ou /venu de rien, inconnu de tous / Boula 1 renvoyait les rappeurs smoby sucer leur pouce...


Après j'ai su que j'y arriverais plus, donc j'ai décidé de stopper et de reprendre un débit normal, vu que jamais plus je ne pourrai égaler le niveau qui était encore le mien quand j'écrivis à Octobruns mes derniers vers légendaires :
"des rappeurs latinos / crient fort dans ma radio / "la cuenta per favor" / et autres propos retors / qui fleurent bon les senteurs / du Cuba des Cocos".

Le sujet qui nous intéresse ce jour, c'est Oxmo et son nouvelle album au titre-jeu-de-mot ma foi bien foireux ("Larme de Paix", jugez vous-même).

Donc comme j'avais gagné des places et que je ne suis pas du genre à bouder mon bon plaisir, j'y suis allé faire un tour ce soir là au Centre Barbara situé à Barbès (autrement dit CFGO pour ceux qui n'aiment pas trop les culottes et les bottes de moto).



Difficile de juger, 10 ans après... personnellement j'ai jamais trop accroché le rap français à part 2 ou 3 sons du ménage à trois et d'autres trucs perdus sur des veilles mixtapes qui traînent dans des tiroirs du 2-4. Donc selon les goûts c'était excellent ou médiocre. Ce qu'il y a de sûr c'est qu'Oxmo peut encore mettre leur fesse à pas mal de Mcs minables de la nouvelle génération, vu que son charisme son flow et sa répartie déboîtent même quand il joue jazz, variet, ou, encore pire, slam (argh !).

Voilà les gros, sur cette non-analyse je laisse la place, j'en pose une au passage à Ak47, la Tainefon production, la Mafia Jondi, Mc Bounzezen, le Leskarg Crew, Mc Kemar, Dj Pousse-disque et toute la Clique du 21. Tu peux pas test xxx

vendredi 27 mars 2009

Sodome et mots gores complétement dépassé ?

Suite à la lecture de Libé ( ici ) , j'ai appris l'existance de orselsan, rappeur blanc de province que tous les branchés connaissent sans doute, puisque buzz il y a eu apparement depuis quelques mois...Il paraitrait que c'est le Eminem Français ( rien que ca!). Moi évidement j'étais pas au courant, j'ai donc cherché et trouvé les vidéos en question...je reste perplexe sur le monsieur fier d'avoir 14 ans d'age mental, alors underground ou pur produit, méchament subversif ou scandaleusement mysogine?





En foulliant un peu et comme m'a rencardé un de mes indics ( qui me dit aussi qu'il est bien trop présent sur le réseau skyrock pour être hônnete), c'est un type qui a du trop écouter Girlfriend de TTc et qui s'est dit qu'il pourrait gagner argent et célebrité en faisant la même chose

Le seul truc qui me fait réagir c'est que le ministère et le Pcf s'agitent pour influencer la prog du printemps de Bourges...après je pense qu'on l'oublira sans doute, mais qu'entre temps il aura vendu ses disques

Encore un truc que j'ai bien fait de rater

PS je sais je vais me faire déchirer par un certain nombre d'entre vous qui vont me dire que ca n'a rien à voir avec le HH...

vendredi 27 février 2009

Scred connexion, je passe


Le nouvel album des potes de Fabe est sorti, il s'intitule "Ni vu ni connu". D'habitude j'aime bien ce posse, mais là je suis franchement déçu. La prod est tres new school alors qu'elle avait toujours été soignée. Les lyrics quant à eux sont encore engagés, mais tendent au cliché, les rimes s'enchainent moins facilement qu'avant et les samples ramènent invariablement vers les anciens tubes qui traînaient sur les mix de Cut killer.

lundi 12 janvier 2009

De l’universel au communautaire une brève réflexion sur le hip hop français

Je vous parlais de ma déception lors de mes dernière écoutes, avec ces lyrics flirtant avec l’antisémitisme et l’anti-occidentalisme forcené (Médine c’est rude tout de même). Après cela j’ai pris des nouvelles des anciens que j’aimais bien, genre Rocca qui s’est barré à Ny faire du hip hop latino pas mal du tout (Tres corones je kiffe, après peut être qu’il parle des même choses je connais pas l’espagnol), est-ce parce que comme d’autres il ne se sentait plus en phase avec le hip hop en France ? Qu’il a fait comme les autres, et a rejoint la communauté auquel il se sent appartenir ? Faut-il que l’on développe notre réflexion en parlant de la vague du hip hop de blanc branché et intello ( TTC le klub des loser et des svinks) qui rend le hip hop acceptable pour les petits blancs puisque l’idéologie qu’il véhicule n’est pas celles des caillerais qui leur sont trop hostile ?



Dans le punk en tous les cas il y avait une certaine désinvolture, les signes étaient alors détournés de leur sens, voire vidés, alors que le mouvance du hip hop français qui me fait frémir actuellement c’est tout l’inverse, le symbole est un signe de reconnaissance renforce, sa signification en est d’autant plus forte.

Plus l’image du barbu va se développer dans le hip hop français (voir les mix tapes don’t panic, …) plus on risque de voir 2 genre différents, l’un provocateurs avec des beat tiré de l’electro et grand guignol, l’autre sur des rythmes martiaux (car que fait-on d’autre aujourd’hui dans le rap français) avec des voix de gros balaises qui vont te baise (pas facile de parler comme eux hinhin !)

En tous les cas on est loin de tout n’est pas si facile et de l’esprit « unity » du premier hip hop en l’an 2000, on préfère de loin jouer à la guérilla et ranimer la guerre Israël/Palestine en France en entretenant les tensions entre juifs et arabes (c’est pas moi qui le dit c’est Médine, voire le titre RERD)



TTC/ Svinkels/ Klub des loosers : Succès d’un rap bourgeois
90’s : Une génération découvre le hip hop.une je devrais dire deux, on sort du rock alternatif et du rêve d’une jeunesse solidaire les bérus chantaient il y a peu « ensemble nous sommes de la dynamite ». Le son est neuf, pur qu’il vienne d’Amérique ou des banlieues françaises. On arrive à tout suivre, peu de groupes sont signés : NTM, au nom sulfureux, Assassin qui malgré son nom de terroriste n’est qu’un rap de blanc intello, IAM, la version marseillaise. Le flow est rapide, on débite tout cela sur des rythmes cadencés, le tout est une histoire d’enchaînement et d’articulation.

Rêve d’ado cuité, qui cherche une musique encore pour un temps contestataire. Les maxis traînent sur des K7 copiés sur des antiques Ghetto blaster. Le mp3 n’existe pas et les allers et retour à Panam permettent aux plus riches de se fournir en nouveauté. Dans ces pionniers les blancs sont conviés à la fête : Kool Shen, Rockin squat Akhenaton, Cut killer sont les grands pionniers. Le hip hop n’est encore qu’une contre-culture parmi d’autres, praticable par tous.



97’s : le rap entre chez Skyrock. L’occasion est trop belle, les études de marché juteuses. Immédiatement on troc sa guitare massivement contre des platines, ce qui était une musique de Happy few devient une musique de masse avec une cohorte de Wack MC. Le marché explose. Des groupes sont signés par centaines, aujourd’hui certains doivent se rappeler leurs quelques heures de gloire jamais pérennisées.

Face à cette grande mascarade le rap se radicalise dans les cités, il aurait tord de s’en priver. Chacun dénonce l’autre comme un faux MC. C’est le retour d’une certaine culture noire, car les groupes originaux US se sont tournés vers leurs racines (2 pac est fils de Black Panther, public enemy est proche de nation of islam). On voit apparaître des casquettes Malcolm X, la culture hip hop se résume-t-elle alors à une culture spécifiquement noire ou arabe ? Il n’est plus seulement question de son de contestation musicale mais de contestation sociale dans certains cas communautaire. Avec tous les problèmes que cela pose (Ekoué de la Rumeur, le cul entre deux chaises).



Les racailles ont la parole (1995 NAP, groupe strasbourgeois : la racaille sort un disque. Les petits blancs se sont fait dépouiller de leur pascal ou de leur curie pour quelques grammes de shit. Dans les concerts ils ne sont vu que comme des consommateurs, des pilleurs, un blanc ne peut pas raper, c’est le discours que Eminem ressentira de l’autre côté de l’Atlantique. De toute façon il est évident que pour les cités, un blanc dans le rap c’est un petit bourge qui se cache.

Fracture lorsque l’on avance est que même si le son continue de plaire, on ne peut plus adhérer aux textes. Trop de compromissions, permanentes. La vingtaine passe. L’éléctro arrive. Besoin social et culturel de se différencier des cités, des classes populaires dans leur ensemble. Car écouter de la musique pop, c’est tout le contraire de la musique populaire. Développer et conserver la musique. Merci aux apports des labels instru. Redonner au hip hop une intensité musicale pour le désengager politiquement et socialement. L’abstract hip hop passe par une nécessité qualitative pour bénéficier d’une reconnaissance musicale



00’s : Petits boulots, toujours à fréquenter la bonne société. Besoin de critique sociale pour exister. Naissance de groupe récupérant les textes hip hop en lui enlevant tout radicalisme ou revendication pour n’en conserver que l’éloge de la médiocrité et de la société branchée à détester. Succès parmi les étudiants, passe dans toutes les radios branchées. Le hip hop français est enfin blanc. La bourgeoisie peut se rendormir tranquille. Elle absorbera la critique comme elle a absorbée toutes les autres tentatives de subversion des enfants du spectacle

Rock/electro/Chanson réaliste nihiliste, mauvais garçons bourgeois ce n’est que cela. Amuser une soirée par des déclaration scandaleuses, autrement dit choquer le bourgeois aujourd’hui le bobo. Monde peuple de phantasmes érudits (Anne charlotte, Stupeflip) et de la vie de bohême passagère.Ce rap hérite et joue cependant des stéréotypes machistes : paroles salaces à outrances, par pure provocation.

dimanche 4 janvier 2009

Retour au Hip hop français ou Qu’est ce que qu’on loupe ? Pas grand-chose…

Suite à une discussion stimulante lors du réveillon avec d’autres fans de H.I.P.H.O.P. je me suis dit tiens et si tu te tenais au courant de ce qui se fait depuis 1997 (Année ou j’ai arrêté le rap). Depuis c’est vrai je fais le vieux con, je ne joue que les mêmes disques à la façon de ton papa qui se passe en boucle ses vieux disques des stones ou des stooges… Après c’est quand même du très bon son…contrairement à ce qu’on trouve aujourd’hui.

Alors qu’est-ce qui m’est arrivé ? Je me suis connecté sur ce forum la qui a l’air de pas mal bouger

http://www.rap2k.com/one/index.php?showforum=76

Et j’ai cherché les albums qui ont été reconnus par cette communauté comme les meilleurs de l’année…Le code de l’horreur de Rhoff et Arabian Panther de Médine… Putain on est pas deçu! le genre d’album qui doit faire le bonheur des lecteurs du Figaro tellement ils sont vulgaires et clichés, tellement ils s’affichent comme des racailles qui détestent tout comme moi je les déteste ? Après je me demande toujours si aujourd’hui je kifferais toujours autant un Qu’est ce qu’on attend de NTM ? Je veux dire dans quelle mesure ces artistes ( sic !) croient-ils à leur lyrics ? Est-ce que je suis devenu le bourgeois à qui ils veulent faire peur ? Sans aucun doute, c’est certain qu’a l’époque de NTM je voyais plus cela comme une provocation façon punk qui met sa croix gammée, j’écoutais pas Ideal J mais ça je crois que déjà j’aurai pas cautionné, pourtant j’ai aimé le Ministère A.M.E.R. qui n’était pas beaucoup plus tendre mais quelques fois plus drôle. Bref je ne sais pas qu’en penser mais je trouve qu’on est loin de l’esprit…






En plus c’est débile du genre quand Johnny et Zidane se retrouvent à Guantanamo…histoire de dénoncer les Etats-Unis et le reste enfin je peux pas tour écrire car je devrai recopier les lyrics des albums en entier tellement c’est …



Et ces sons tout pourris qui sont puisés dans tous les films épiques hollywoodiens où il y a des scènes d’actions et de guerre, c’est tout naz ‘ en tous les cas ça annonce la couleur…

Allez je file réécouter un album de 1996…

samedi 8 novembre 2008

Red Bull BC One 2008 @ CENQUATRE



Avec du lourd du milieu de la break (les 16 meilleurs b-boy au monde ?) et un chauffeur de salle lui-même assez lourd (à base de "Show your love" et de "Red Bull BC One" toutes les 30 secondes).

En extrait la battle de Ronnie vs Kolobok, dans un style plutôt en finesse et au sol comme Taisuke, mais sinon étaient également présents tout un tas de big-jim tout en force dont un particulièrement ridicule... (Show you love for Cico... hin hin hin... le merveilleux latin lover...). Voyez-plutôt :



Sinon une soirée bien corporate avec un peu de tout ce qui faut sauf du graff (mix, dance, beatbox) ; des logos partout et globalement un assez mauvais buzz sur Internet où l'on entend que c'était la moins bonne édition depuis 2005 et que le public français était moisi. De mon Lethal côté, malgré une finale pas top je suis bien content.

jeudi 11 septembre 2008

BirdyNamNam@Olympia

Petits calculs/gros son

C’est la rentrée, alors on y va c’est l’interro surprise (et ouais les connards). Vous avez 20 minutes pour comprendre quelque chose à l’énoncé de ce problème niveau CM2



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Hypothèse :
Si Seb = gestion(dBsvinkels), alors Seb <=> DjPone
Or Pone+Need+Crazyb+Littlemike= (worldchampions dmc 2002)x4,
et P+N+C+L=B*I*R*D*Y N*A*M N*A*M
De 1) et 2), on sait que Seb= gestion(dBBirdyNamNam).

Sachant également que JeanGui&Seb=1/2 Intelligenceaudio
et (JeanGui+Seb+Lethal ∈ LycéeSadiCarnot), alors

Lethal=invit’OlympiaSetYuksek+BirdyNamNam
(rien à voir cependant avec Lethal+Yuksek ∈ Reims(2005-2007)

D’autre part, Lethal+Djaal+Guillaume=3/63(104)
Et BastardNapoleon+Maskime+Lethal+Jean-Gui+Seb ∈ CapitaleDesDucsDeBourgogne, donc bref…

Etant donné Pinte+Pinte+Pinte x (demis <=> Sandwich Maskime) = tous bourrés, comme Baste et Pokus = ∈ Olympia ce soir là (entre autres +JUSTICE+).

* Niveau dB c’était plutôt BOUM BOUM vs LP1 (qui était lui + scratchscratch)
* Niveau lumens c’était plutôt LED
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Il est 20:20, posez les stylos je ramasse les copies dans le champs commentaire ci-dessous…
Demain je rédige l’énoncé d’un mix de Deenasty au CENTQUATRE…

mercredi 11 juin 2008

Qu’est-ce que tu ferais pour 12,50 euros connard ?

Rap stories

L’autre matin j’ai chopé le dernier livre de Cachin paru chez Denoël extrême à 12,50 au lieu de 25 (bon ma vie ne vous intéresse pas mais c’est pour vous dire que même ça c’était trop cher). Une occaz un autre type avant moi avait du être déçu.

J’aurais du m’y attendre, la collection Denoel extrême c’est à ou sévissent manœuvre, Eudeline et consort, alors évidement un pote à eux…en plus préfacé par Diam’s

Le marché du livre de rock critique se développe depuis 2 ans en France, que ces mecs se la jouent gravent (ils se prennent tous pour des clones de Lester bangs), mais en même temps, je suis responsable puisque je lis en commente chacune de leurs minables lignes et que souvent j’achète leur livres !

Faut dire que le dernier bouquin que j’avais lu sur le rap était excellent (Gangsta Rap de P.Evil) alors j’ai cru que j’allais y prendre le même plaisir. Bon le Cachin en même temps je le connais pas trop j’ai jamais regardé rapline l’émission mythique des 90’s (j’avais pas la 6 à l’époque). Allez une petite vidéo pour vous présenter le personnage




Oui mais alors ce livre c’est quoi ? Une succession d’articles tirés des différents magazines auxquels il collabore, c’est dire, ce mec pense que sa prose vaut un livre. Bon j’avoue que certains interview ou reportage sont intéressants (Wu tang, Method man, Géopolitique rapologique…) mais d’autre tendent à faire de l’auteur un véritable Malraux des temps moderne (voire son histoire en Jamaïque). Le style n’est pas super, enfin c’est pas ce qu’on attend et la plupart des pages sont en fait des conversations alors c’est vrai que si le rappeur ne sait pas parler…

Le plus décevant c’est que je l’avais acheté pour la partie consacrés au rappeurs français et la, on voit vraiment le niveau de la culture hip hop en France (Diam’s, Booba, Sinik, Mc Jean Gab1). Bon ceux-là ça vaut pas la peine de les écouter mais les autres ça vaut pas la peine de les lire à part peut être NTM. Et puis cerise sur le gâteau il y a des articles qui n’ont rien à foutre la dedans : Pierpoljak, Dalida , Sardou, Dutronc ! On croit même rêver en fait sous couvert de nous vendre un livre sur le rap on nous vend ce que les éditeurs voient comme les meilleurs papier de Cachin.

Résultat : je crois qu’un autre type va pouvoir l’acheter pour 12,50