
C'est promis la prochaine fois que je remets le mode critique et arrete la promo
Lethal Journal - la culture va prendre pour cher... concerts, expositions, comics, graphisme, cinéma, vidéo, installations en prennent pour leur grade (ou non). Un seul objectif : devenir le blog le moins influent, pour ne jamais faire de la grosse thune et rester dans l'ombre et la précarité toute notre vie...






Plus l’image du barbu va se développer dans le hip hop français (voir les mix tapes don’t panic, …) plus on risque de voir 2 genre différents, l’un provocateurs avec des beat tiré de l’electro et grand guignol, l’autre sur des rythmes martiaux (car que fait-on d’autre aujourd’hui dans le rap français) avec des voix de gros balaises qui vont te baise (pas facile de parler comme eux hinhin !)
En tous les cas on est loin de tout n’est pas si facile et de l’esprit « unity » du premier hip hop en l’an 2000, on préfère de loin jouer à la guérilla et ranimer la guerre Israël/Palestine en France en entretenant les tensions entre juifs et arabes (c’est pas moi qui le dit c’est Médine, voire le titre RERD)

Rêve d’ado cuité, qui cherche une musique encore pour un temps contestataire. Les maxis traînent sur des K7 copiés sur des antiques Ghetto blaster. Le mp3 n’existe pas et les allers et retour à Panam permettent aux plus riches de se fournir en nouveauté. Dans ces pionniers les blancs sont conviés à la fête : Kool Shen, Rockin squat Akhenaton, Cut killer sont les grands pionniers. Le hip hop n’est encore qu’une contre-culture parmi d’autres, praticable par tous.

Face à cette grande mascarade le rap se radicalise dans les cités, il aurait tord de s’en priver. Chacun dénonce l’autre comme un faux MC. C’est le retour d’une certaine culture noire, car les groupes originaux US se sont tournés vers leurs racines (2 pac est fils de Black Panther, public enemy est proche de nation of islam). On voit apparaître des casquettes Malcolm X, la culture hip hop se résume-t-elle alors à une culture spécifiquement noire ou arabe ? Il n’est plus seulement question de son de contestation musicale mais de contestation sociale dans certains cas communautaire. Avec tous les problèmes que cela pose (Ekoué de la Rumeur, le cul entre deux chaises).



Rock/electro/Chanson réaliste nihiliste, mauvais garçons bourgeois ce n’est que cela. Amuser une soirée par des déclaration scandaleuses, autrement dit choquer le bourgeois aujourd’hui le bobo. Monde peuple de phantasmes érudits (Anne charlotte, Stupeflip) et de la vie de bohême passagère.Ce rap hérite et joue cependant des stéréotypes machistes : paroles salaces à outrances, par pure provocation.


Rap stories

L’autre matin j’ai chopé le dernier livre de Cachin paru chez Denoël extrême à 12,50 au lieu de 25 (bon ma vie ne vous intéresse pas mais c’est pour vous dire que même ça c’était trop cher). Une occaz un autre type avant moi avait du être déçu.
J’aurais du m’y attendre, la collection Denoel extrême c’est à ou sévissent manœuvre, Eudeline et consort, alors évidement un pote à eux…en plus préfacé par Diam’s
Le marché du livre de rock critique se développe depuis 2 ans en France, que ces mecs se la jouent gravent (ils se prennent tous pour des clones de Lester bangs), mais en même temps, je suis responsable puisque je lis en commente chacune de leurs minables lignes et que souvent j’achète leur livres !

Faut dire que le dernier bouquin que j’avais lu sur le rap était excellent (Gangsta Rap de P.Evil) alors j’ai cru que j’allais y prendre le même plaisir. Bon le Cachin en même temps je le connais pas trop j’ai jamais regardé rapline l’émission mythique des 90’s (j’avais pas la 6 à l’époque). Allez une petite vidéo pour vous présenter le personnage
Oui mais alors ce livre c’est quoi ? Une succession d’articles tirés des différents magazines auxquels il collabore, c’est dire, ce mec pense que sa prose vaut un livre. Bon j’avoue que certains interview ou reportage sont intéressants (Wu tang, Method man, Géopolitique rapologique…) mais d’autre tendent à faire de l’auteur un véritable Malraux des temps moderne (voire son histoire en Jamaïque). Le style n’est pas super, enfin c’est pas ce qu’on attend et la plupart des pages sont en fait des conversations alors c’est vrai que si le rappeur ne sait pas parler…
Le plus décevant c’est que je l’avais acheté pour la partie consacrés au rappeurs français et la, on voit vraiment le niveau de la culture hip hop en France (Diam’s, Booba, Sinik, Mc Jean Gab1). Bon ceux-là ça vaut pas la peine de les écouter mais les autres ça vaut pas la peine de les lire à part peut être NTM. Et puis cerise sur le gâteau il y a des articles qui n’ont rien à foutre la dedans : Pierpoljak, Dalida , Sardou, Dutronc ! On croit même rêver en fait sous couvert de nous vendre un livre sur le rap on nous vend ce que les éditeurs voient comme les meilleurs papier de Cachin.
Résultat : je crois qu’un autre type va pouvoir l’acheter pour 12,50