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lundi 21 septembre 2009

Tronche de cul est devenu Rock star



Eh oui Tronchedecul, ce vilain merveilleux tout droit sorti de l'esprit démentiel de Garth Ennis vend plein de disques. Encouragement pour ce malheureux qui doit son surnom à son suicide raté quelques jours après celui de son héros, j'ai nommé Kurt Cobain.

Oui c'est vrai tronchedecul a un peu de mal à ,parler à son père mais il a le droit de faire sa crise d'ado, non?

Tout ça c'est dans Preacher VI et franchement il faut revenir sur ce comic absoluement tarentinesque des 90's. C'est cher ( 6x25 euros) mais qu'est ce que c'est cool. Un révérand qui parle à John Wayne, des milliardaires zoophiles, un vampire alcoolique irlandais, des nazis et des rednecks. Le Road movie de la décennie passé, tout simplement

mercredi 26 août 2009

lundi 25 mai 2009

Fanboys, si Geek tu n'es, passe ton chemin





Comédie de geek pour les geeks, road movie pour teenager, film lourd et gras, oui tout cela est possible dans une seule et même bobine...En 1998, 4 amis, dont un a le cancer partent cambrioler le ranch de Lucas pour voir le prémontage de l'épisode 1...Ils affrontent des trekkies ( fan de star treks) car "Han Solo n'est pas une petite salope", ont des T shirts qui font mourir d'envie Octobrun's (celui des X men qu'on voit dans le trailer est top), ont des surnoms débiles ( le type à lunettes est surnommé Windows !), font peur à tout le monde déguisés en stormtroopers.



Vous ne rirez pas si vous ne connaissez pas par cœur Star wars, succession de private jokes, pas drôles pour les non-initiés. Le film reprend les scènes de l'épisode IV ( la cantina en bar gay, le ranch de Lucas qui est en fait l'étoile de la mort, vide ordure compris, le rôle de Zoé qui rappelle Leia, les poursuites avec les flics qui rappellent celles avec les impériaux...)
Au final assis dans le cinéma quelques secondes avant le début de l'épisode 1 , ils se demandent : "Et si c'était un mauvais film?" . Il est quand même pas si con le fanboy!



Avis aux amateurs, mais je le répète c'est du Lourd...(enfin si vous aimez Apatow ça ira)

samedi 16 mai 2009

1985, la madeleine du Geek

Cela faisait longtemps que je n'avais chroniqué de comics, il y a eu ces derniers temps de bonnes choses mais rien qui me scotchait vraiment, puis est arrivé ce mois-ci et ce matin dans ma boite aux lettres, le dernier M.Millar, un scénariste que j'adore, fils spirituel d'Alan Moore. Son titre :1985. Le graphisme est soigné, les références nombreuses et savoureuses ( vous apprécierez d'autant plus cette mini-série si les guerres secrètes vous disent quelque chose, si vous saviez qu'avant Venom, Spidey avait un costume noir, si vous aviez dejà des jeux piratés à cette époque). Le pitch ? nous sommes dans notre monde, le vrai, et un gosse est fan de comics, il peut pas tout se payer, surtout pas les anciens numéros, car ils coûtent chers, son père est un looser lui aussi fan mais il vit avec son beau père, un nouveau riche reaganien et sa mère, qui lui répète sans cesse qu'il faut arrêter les comics sinon il deviendra comme son père. Bientôt il commence à voir des super-vilains un peu partout...

Je vais pas plus loin mais franchement ce comics est à un prix décent (12euros) et on a autre chose que le dernier cycle moisi d'heroic-fantasy à la française...

lundi 6 avril 2009

Watchmen ou la naissance du super héros politique



Octobrun’s étant toujours en province, il n’a pas pu voir « the spirit », dernier film de super héros étant sorti avant cet œuvre majeure que sont les Watchmen. Watchmen est une œuvre d’Alan Moore, aujourd’hui célèbre auteur anglais qui s’est fait virer lorsqu’il était jeune de son bahut pour avoir vendu du LSd, et qui depuis est devenu selon ses propres termes un anarcho-mystique. La Maxi série de 12 épisodes est sortie à la fin de la guerre froide en 1985. C’était alors la première fois qu’un auteur abordait de manière adulte les super héros. Mais cela va plus loin, Alan Moore dans son oeuvre s’intéresse au substrat même des surhommes à leur naissance et à leur mort. A leur implications dans les sociétés humaines. Cet ouvrage est devenu un ouvrage culte et est à l’origine de la brouille entre DC comics et Alan Moore puisque le contrat stipulait que Moore récupérerait les droits sur son œuvre quand elle serait épuisé, mais devant le succès DC n’a pas cessé de la rééditer afin que cette clause ne soit pas applicable.




Mais assez parlé de la BD, qui vient d’être par ailleurs rééditer chez Panini (pour 15 euros, sautez sur l’occaz), intéressons nous au film, les critiques que je n’ai pas lu sont apparemment enchantées par cette adaptation. Moi j’avais un peu d’appréhension car 300, le précédant film de Zack Snyder, m’avait déplu dès la bande annonce par son esthétique…
Dans les interviews que j’avais lues dans comics box et toujours sur l’esthétique, une réflexion m’avait frappé. Snyder était content que l’adaptation se soit faite si tard car grâce aux effets spéciaux et aux moyens d’aujourd’hui on a échappé à un Docteur Manhattan en collant bleu électrique, avait-il réussi au delà de l’esthétique à dépasser le kitch souvent inhérent au film de super héros ?



Franchement j’ai été scotché à mon fauteuil pendant les 2 H 40 que dure le film et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Dès le départ on rentre dans un film lent intriguant mais on quitte vite les sentiers du film d’action, pas étonnant que l’œuvre se soit révélée un échec commercial, tous les types qui sont aller voir Spiderman/Batman/IROn Man/Xmen ne sont pas capable de comprendre ce film et ont du s’emmerder sévère, car pour un fois le contexte original a été respecté ( mais ce après débat) et l’histoire se déroule donc en 1985, dans une time line où Nixon en est à son 3° mandat. Tout ça pour dire quoi qu’il faut avoir révisé son histoire récente des Etats-Unis pour apprécier cette uchronie terrifiante. Le passage qui m’a le plus emballé c’est justement le clip du début du film qui nous présente l’histoire des watchmen avant les watchmen ( qui est en fait une libre adaptations des faux extrait de livre placés à la fin des chapitres dans la BD). On y revisitera l’élection de Kennedy, la guerre du Vietnam… Le ton est donné on est emporté vers les années 60, (l’age d’argent des super héros et l’age d’or pour Marvel), Dylan et Simon et Garfunkel justement placés, percutent mieux qu’une Bande son Originale, et de fait n’ancre pas le film dans l’épique comme c’est le cas habituellement mais dans une réalité.





Avec cet ancrage sur la naissance des super héros, Watchmen pose la question de leur responsabilité et de leur pouvoir, pose la question de leur fonction mythologique dans nos sociétés post-modernes. Pour qui roule les super héros, vu leur pouvoir, il est évident qu’il ont une place politique, qu’ils sont une arme politique et vu la conjoncture c’est sur qu’ils roulent pour les Républicains voire pire. Le comédien (lointain cousin de captain América est franchement un soldat perdu d’extrême droite. Rorschach est dégoûté par le violence dont font preuve les Hommes, depuis il a décidé de répondre par la violence et est un lecteur assidu du news frontiersman, feuille de chou d’extrême droite. Il continue d’agir alors même que les super Héros sont officiellement interdits depuis 1977. C’est paria, un dangereux sociopathe. Le Hibou est un Batman qui « a déserté » comme lui repère Rorschach, il est devenu grassouillet et rangé.

La réalisation en elle-même est plutôt bonne et on voit que le réalisateur a voulu se concilier les fans au maximum, le texte est certes amputé, comment pourrait-il être autrement, mais respecté dans l’ensemble à la lettre. Le grain choisi et les costumes sont un régal et on se croit vraiment en 1985 quand on est dans la « Hibou-cave » . Le réalisation est efficace mais Snyder n’en fait pas trop, comme il l’avait malheureusement fait pour 300, il adopte ici une caméra plus posé, moins épique, tout en conservant, on est à Hollywood, le spectaculaire pour les combats . Pour moi c’est plutôt une réussite. A voir mais surtout à revoir dès qu’il sortira en Dvd ( ouaip, chez moi c’est pas évident de revoir 2 fois un film en salle obscure).

dimanche 4 janvier 2009

the Authority revolution




Bon le R’N Roll c’est pas tout, je suis né sous le signe du geek il me faut donc reprendre mon dur travail de tâcheron de la critique après un achat massif de comics ce moi dont je vous livrerais quelques critique en temps voulu.

Je commence par the Authority , une série que j’ai découvert sur le tard mais qui a l’époque m’a toujours emballée par son ton volontairement provocateur. La série originale a été lancée par Warren Ellis et Bryan Hitch en 1999 et traduite très vite par Semic en 2000. La série a connu divers auteurs plus ou moins bon et s’était arrêtée. Aujourd’hui ils sont de retour là où l’histoire s’était arrêté : ils sont à la tête des Etats-Unis, ben oui c’est vrai des gus avec des super pouvoirs, en plus des héros, pourquoi qu’ils nous dirigeraient pas ? Tout cela sous la houlette du grand scénariste Ed Brubaker et du dessinateur Dustin Nguyen



Le fait est que cette équipe n’est pas très républicaine : le docteur est un shaman qui se pique à l’héro et qui doit prendre pas mal de champ, Appolo et Midnight sont des allégories de Superman et Batman et sont gay, Jack Hawksmoor parle aux villes et il est dans ces albums le président des States. Il faudrait aussi citer le porteur vaisseau spatial qui leur permet de se téléporter n’importe ou n’importe quand, c’est dire si cette équipe est puissante.

Mais que faire face à une population qui n’accepte pas les gays, la légalisation de la marijuana, les religions new-age de néo hippie cramés ? Vont-ils devenir une force oppressante, et devoir forcer ces abrutis de citoyens américains à accepter le progrès ?

Allez je vous laisse lire la suite ( ne vous inquiétez pas il y a aussi une bonne séance de baston contre des méchants bien classiques…) Ca reste quand même un must cette série…

jeudi 16 octobre 2008

Homer Cobain

Chaque année déboule une nouvelle saison des Simpsons avec du bon et du moins bon, et dans cette saison 19 je vous recommande tout particulièrement l'épisode 11 " les années 90". Dans cet épisode vous verrez que c'est Homer qui a inventé le grunge après que Marge se soit mis avec un prof de fac particulièrement politiquement correct ( encore un gauchiste!). Allez quelques images et un bon moment pour se détendre, un bon cru en bref

vendredi 29 août 2008

Wanted



Cette fois-ci je ne vous parlerais pas de cinéma puisque je n’ai pas vu le film( je vous ai parlé de ma lassitude de films de super héros non ?). J’ai donc suivi les conseils de comic box, j’ai acheté la version papier, en économisant ma place de ciné,sortie chez delcourt il y a un mois ou 2 L’auteur principal est Mark Millar donc je vous avais déjà parlé il y a quelques temps sur Ultimates, ce mec là est toujours aussi bon.

Une claque, véritablement. C’est l’histoire d’un trou du cul comme nous tous qui bosse et qui baise de temps à autre ( je ne fait pas dans le racolage, les référence sexuelles sont explicites dans ce comic) mais qui au fond s’emmerde, un loser moderne. Un jour il découvre qu’il est le fils d’un chef super vilain, dans un monde ou ces derniers ont pris le pouvoir en 1986 et ont éliminés tous ces petites frappes de super zéro. imaginez vous à sa place. Qui n’a jamais rêvé d’être un super vilain ( perso je me suis toujours rêvé en Magnéto!-non ne m'enfermez pas)? Alors le gus en question il va en profiter pour tuer, violer ( gratuitement bien sur) et se venger de tous les mecs qui l’ont emmerdé.Qui a dit comic book profondément amoral? Ben oui celui ci ne fait ni dans la dentelle ni dans le politiquement correct, mots crus et grossiers, violence et scènes explicites. le scénar est intéressant, car il renverse la norme établi depuis 70 ans, les rebondissements sont classiques mais la fin est absolument géniale, et nous renvoie comme des cons à note vie minable. La version ciné devait être top naze, je vois pas hollywood adapter ce genre de truc, donc même si vous l'avez vu, vous n'avez rien lu. Pas de happy end ni de rachat du héros. Foncez et évitez les salles de ciné

mardi 26 août 2008

Batman : Par delà le bien et le mal


Le dernier Batman est enfin arrivé dans nos salles de province et c’est une bonne surprise, j’avais un a priori négatif, vu que tout le monde en disait du bien cela me semblait suspect. C’est rare que je me trouve en accord avec la presse bien pensante et le goût du public, de plus je n’avais pas aimé Batman Begins, le premier volet, du même réalisateur C.Nolan.

2H27, mais pas une minute ou je me suis ennuyé, pour une fois il n’y a pas seulement des effets spéciaux mais il y a un scénario. En fait ce film reprend globalement l’intrigue d’un grand maître du comics, à savoir Franck Miller qui avait scénarisé grosso modo cette histoire dans le volume Batman Year one ( paru à l’époque chez Delcourt –c’est un des albums de Batman indispensable). On assiste donc à l’ascension de Gordon, à l’apparition du joker et à la déchéance de Harvey Dent, que l’on avait vu dans les année 90’s dans Batman Forever, sous les traits de Pile ou Face.


Le réalisation est soignée violente et noire mais ce n’est pas seulement cela qui m’a emballé dans ce volet, c’est aussi le meta-discours du film. Depuis U.Ecco ont savait que Superman était une incarnation du surhomme nietzschéen, avec l’affrontement du joker et du chevalier noir, Nolan nous présente une nouvelle version de la naissance de la tragédie avec le joker en Dionysos et le Batman en Apollon lunaire. Le discours entre pile ou face et le joker est à cette occasion très révélatrice : il faut du chaos de l’anarchie pour contrebalancer l’ordre. Le joker et cette thèse avait déjà été développée dans le comics n’est que la face obscure de Batman lui-même étant déjà la face obscure de Superman. Batman lui se salie les mains et tout comme Apollon qui a tué le Python, n’est pas complètement pur. Il suffit de le voir perdre son sang froid et frapper à terre le Joker.

Car si en effet Batman représente l’ordre, l’ordre des héros, il a sa propre morale éloignée de celle des esclaves et tout le rattache à la classe des maîtres (son train de vie, ses activité on excentrisme autorisé). La conversation qui nous intéresse ici est celle entre Harvey Dent et Bruce Wayne à propos de la République Romaine, où il est question de César, dernier dictateur (sachant que la dictature est une magistrature temporaire limité à 6 mois en cas de menace grave pour Rome). Harvey rappelle que César n’a pas quitté le pouvoir absolu (il ouvre la voie à l’Empire) alors que Wayne lui le fera en demandant à son associé de détruire le Big Brother qu’il a construit pour lutter contre le Joker. Cette conception et cette valorisation de la dictature sont nécessaires à la morale de Batman, qui est au-delà de celle de la société des Hommes. Il se situe par delà le bien et le mal, il n’hésite pas à utiliser la violence et à agir en dehors des lois. Ses valeurs ses référence sont éminemment élitistes et tous à fait différentes des valeurs démocratiques. Rien à voir avec le boy scout républicain qu’est Superman ou ces gauchistes d’X-men. Les citoyens de Gotham qui ne pense qu’a leurs proches sont prêts à le livrer plusieurs fois et n’agissent pas ou peu par idéal, nombreux sont les corrompu, par simple intérêt vénal. Ils sont vils et vulgaire au sens premier du terme, tous les sépare de notre joli dandy. Le dénouement de la scène des ferry laisse cependant à Batman un espoir quant à la morale de l’homme occidental moyen (que je ne partagerai pas quant à moi)

Ces penchants solitaires et très anar de droite de Batman ne sont cependant pas nouveaux, ils ont été qualifié par les fans par le terme « über bat », ce terme est utilisé pour montrer le combat solitaire, asocial et psychopathe du Batman, qui n’est aidé par aucun des ses alliés habituels ( Robin , Oracle, Huntress…) si ce n’est Gordon.

Je me suis bien pris la tête pour ce film sans doute trop mais cela fait plaisir de voir encore de bon film de super héros, alors espérons qu’il y en aura moins mais que seul de bons réalisateurs venus du ciné indépendant se colleront à la tache, on peut toujours rêver...

Super Heros Movies/ Hulk/ Hancock : les nanars de l’été

Avouez que nos chroniques vous ont manqué ! Pour la peine en ce début de rentré je vais en faire une petite rapide sur les nanars de l’été, parce que j’ai pensé à vous bande de petits veinards. Mais je suis sur que désœuvré comme moi vous étés tout de même aller les voir, pas très malin ça.

Je sais pas moi mais les films de super héros commence à me gaver, pourtant ça m’a permis une certaine ascension sociale, on m’a reconnu le fait que de s’y intéresser n’était pas complètement immature, on m’a bombardé spécialiste …Oui mais trop c’est trop


On commence par une sombre merde à la croisée de Scary movie et des teen movies classiques. Super heros movie c’est tentant sur l’affiche on voit Leslie Nielsen ( 30 secondes dans le film), Pamela anderson ( 5 seconde dans le film, j’ai dit tentant, aie !) bref des tas de guest qui ont du recevoir un belle somme pour accepter ce sombre navet (en même temps, ils ont jamais joué dans autre chose). C’est en fait car je me suis renseigné tel un Clark Kent de grande class’ ce qu’on appelle un spoof movie ( rappelez vous alarme fatale pour l’Arme fatale, Hot Shot pour top gun, Scary Movie pour scream), bref on va détourner les films emblématiques pour faire rire (souvent sans y arriver) : dans ce film tout commence par un gosse qui au cours d’une visite dans un labo va devenir libellule-man (ta ta !) , on y verra wolverine se raser les pattes avec ses griffes, les divers autres gags qui s’enchaîne sans qu’on comprenne l’enjeu du scénario. Bref j’ai perdu 1H20 de ma vie plus le temps d’écrire cette chronique : a éviter absolument




Hulk: bon je suis pas fan des grosses brutes, je l’ai jamais vraiment trop lu et j’ai même pas vu celui de Ang Lee de 2003 ni ceux vintage des 70’s alors… Bon ben ça bastonne , c’est du hulk bon marché , plus un film d’action qu’autre chose, avec des vilains russes comme dans le temps ( vous inquiétez pas la Georgie nous permettra d’avoir de nouveau des vilains russes a la place des arabes) en fait j’ai trouvé ça long, j’ai juste souri quand j’ai vu Stan Lee , mais ça, ça me le fait dans tous les films Marvel alors, que dire si ce n’est et je crois que c’est important, qu’ils vont véritablement construire un marvelverse au cinéma puisqu’ à la fin on y voit le Tony Stark ( alias Iron man pour ceux qui n’auraient pas suivi) annoncer la récupération de Hulk , on peut donc se douter qu’un film sur les Vengeurs est en préparation. Bref pas grand-chose à dire sur ce film vu que y a que de la castagne et peu de scénar.


Bon le denier est peut être le moins mauvais, Will Smith jouant assez bien son rôle de super héros alcoolo et nihiliste. Il boit devant les gamins, est S.D.F., démonte la ville sans être inquiété et va même faire un peu de prison car les citoyens de L.A en ont un peu marre. En fait c’est cela qu’il aurait du développer mais non, on est dans le film grand public donc il va se racheter et combattre une entité mythologique dont nous on a un peu rien à foutre, résultat, après un bon début, au bout de 45 mn on s’ennuie aussi .résultat la tentative de transférer le super héros de la cote Est à la cote ouest est un échec relatif (un jour peut être je vous parlerai de la géographie super héroïque).

Je rajoute que j’ai pété un plomb devant les bandes annonces : 25 mn avant Hancock pour me présenter tous les films en gestation avec le même montage, quand je dis les mêmes c’est que ça parle de super héros, il y a des explosions, c’est faussement tragique et il y a des violons. Merdre j’en ai marre !

J’espère que vous tiendrez compte de mes critiques et qu’ainsi à la différence de moi vous ne gaspillerez pas les précieuses minutes de votre vie non-héroïque.

PS : Bordel ce soir je dois aller voir Batman, ordre de Lethal il parait, donc bientôt une chronique

samedi 21 juin 2008



Du Grand(t) Morrison

Si vous connaissez pas Grant Morrison, il faut vous jeter dessus, sa série dans les 90’s Les Invisibles était déjà une tuerie mêlant drogue anarchie ovnis et discours subversif. Le début des années 2000 le voie au commandes Des X-Men pour une trentenaire d’épisodes devenus légendaires tant il a rendu les X-men actuels et pessimistes et matures. Aujourd’hui il roule toujours pour une Major de l’industrie Du Comics (DC) et est en poste sur Batman. Alors pourquoi vous en parlez aujourd’hui ? Tout simplement car je viens de lire le dernier numéro de la revue Superman /Batman N° 9 et qu’à la lecture de son épisode j’ai encore pris une claque. Alors achetez le c’est 4.2 euros si vous savez pas quoi foutre dans le métro ou le RER c’est top et ça occupe bien (moi j’ai pas ce problème au fin fond de la Nièvre, y a rien de tout ça, mais je l’achète, c’est vous dire si je suis Geek)



Le numéro en question ? Batman N° 663. Il peut se lire indépendamment de tous les autres épisodes de la série. C’est encore une histoire ou Batman affronte le joker mais il ne s’agit pas cette fois d’un comics mais d’une nouvelle. Alors pourquoi j’ai aimé, ben parce que cette nouvelle, elle est trop Goth-punk, trop sombre, trop violente, trop glauque avec de nombreuses références à la musique, à la folie aux drogues. Une vraie écriture dégueulasse comme il en faut pour poser une ambiance Batman fin de siècle. Le tout est superbement illustré par John van Fleet

Allez je vous balance le lien qui vous montre les première pages en VO sur le site de DC

http://www.dccomics.com/media/excerpts/6220_x.pdf

lundi 2 juin 2008

Hero or nothing

Avec "Hero or nothing", Art n'you réconcilie l'Artiste et le Geek, la Galerie et le Comics, Lethal et Octobrun's...

A découvrir jusqu'au 21 juin
14, rue Richer Ville : Paris 75009 Métro : Cadet, Bonne-Nouvelle
On verra ce qu'on trouvera... peut-être juste ces types rasés ou ce gros clône de Thurston Moore, qu'on croise dans cette vidéo :

mercredi 28 mai 2008

J’ai toujours détesté Captain America



Pour moi ce super héros représentait le kitch ultime, alimentant même mon fantasme d’une Amérique facho. Jusqu’à ce que je le redécouvre à l’aube des années 2000. Là je découvre la série Ultimates de Mark Millar et Bryan Hitch, putain cette grosse claque. Moi qui ne lisait jamais les vengeurs dans Strange car je trouvais ça débile, me voilà accro à cette nouvelle vision. Le pire c’est que je ne l’ai lu qu’en 2004, ayant pensé à sa première sortie, ça y est ils nous refont le coup de la ligne temporelle alternative, encore une merde !

Ces deux types ont intégré les comics marquant des 20 dernières années ( à savoir The Watchmen de Moore, Dark Night de Miller et The Authority de Warren Ellis et Bryan Hitch, le même que précédement). Bref Uultimates est un comics politique et Cap’ est vraiment à l’aise dans son rôle. Les auteurs en font un super conservateur fan de bush ( ben oui, lui ce qu’il kiffe c’est son amérique à lui , celle des 40’s), se permettant même de dire en montrant son front alors qu’on doute de lui y pas marqué France ici ! (Traduit correctement en kiosque et corrigé par panini en librairie pour ne pas vexer le lecteur!). Bien sur grâce à sa présence Les 2 auteurs vont forcer Marvel à aller sur le terrain politique même si ce n’est qu’implicite. Grâce à ce cap alternatif j’avais enfin trouvé le pers que j’imaginais, celui que je voulais lire sans être pris pour un idiot.



Bon mais alors cap facho ? Comment est-ce possible, n’est-il pas né pour défendre le monde libre contre le nazi en 1941 ? Ne le voit-on pas botter le cul d’Hitler sur les couvertures de la période de 1941- 45 ? Oui mais ce qu’il défend c’est l’Amérique fier d’elle, l’Amérique blanche, c’est déjà l’Amérique de Reagan.


Cap est donc utilisé au cour de la guerre froide comme symbole de l’Amérique qui lutte pour la Liberté et pour le monde libre ( sous entendu conter les cocos). Les couleurs même de son costume annoncent qu'il se bat pour l’Amérique (ou bien se bat-il pour le Texas ?)



Dans les épisodes récemment réédités de John Byrne Captain America la légende vivante (que je trouve très bof alors que tout le buzz en dit du bien), Captain America est présenté dans le seul épisode qui vaille le coup, par le Nouveau Parti Populaire comme candidat à la présidence, il s’agit de dire que c’est un homme au dessus des partis, au dessus des Républicains et des démocrates. Alors en fait Cap est-il un Gaulliste ? Je vous rassure messieurs de l’UMP, pas du tout, il va refuser le poste lors d’une conférence de presse où il se dit être un rêve, un symbole, ne devant pas intervenir dans la réalité politique (tranquille les chevilles!) . On voit à la lecture des récents épisodes le chemin parcouru par Marvel sur cette question.


C’est en effet au cours du crossover Civil war (chez Marvel l’année dernière) que je vais découvrir un Cap très sympa ! Le pitch de cette guerre civil chez les super héros, c’est que Iron man/ Tony Stark alors Ministre de la défense (comme quoi je me trompais pas vraiment dans ma précédente chronique) veut un « Super-Human Registration Act », c’est à dire ficher tous les héros, suite à un drame, qui a vu à cause des New Warriors, la mort de 600 personnes. C’est en fait une parabole que vont nous écrire les auteurs de cette série (Millar/MacNiven). Il est bien entendu question du patriotic act et des libertés individuelles. Cap avec d’autres, va prendre le maquis contre Iron Stark le facho. Les combats sont violents, sans doute cela nous montre-t-il a quelle point l’Amérique actuelle est divisée ? Cette série bouleverse véritablement l’univers Marvel et cap devient un fervent démocrate en cette époque républicaine. Captain America se rend dans le dernier épisode se rendant sans doute compte qu’il a affaire à plus fort que lui (Tony Stark et tout le complexe militaro industriel qui a même fait de l’argent en construisant une prison pour super héros dans la zone négative).



Le pire c’est que Captain américa va être assassiné façon Kennedy dans sa propre série (en France Marvel Icons 30). L’analogie n’est pas sans importance puisqu’en effet avec lui, tout comme avec le président assassiné, c’est une image d’une Amérique idéale et démocratique qui s’en va. Pourtant le tour de force le plus fort est que les auteurs de la mort de Cap (notamment Brubaker autre auteur à découvrir d’urgence) continuent la série, jouant sur l’absence.


L'industrie du Comic book, grâce à ses auteurs, à su gagner ses lettre de noblesse et contrairement à d’autres industries, à su intégrer les auteurs underground dans le mainstream sans qu’ils y perdent leur âme, réussissant à transformer de puissants symboles entre leurs mains. Sur ce je fonce lire d’autre comics.

lundi 26 mai 2008

La paix c’est quand on en a une plus grosse que le voisin!



La meilleure réplique d’Iron Man, film d’entertainment pur sauce US qui se laisse vraiment bien regarder mais qu’on ne peut s’empêcher de critiquer.

Bon cette chronique je la sens pas alors je vais la faire classique, on va faire dans un premier temps le fan de comics et dans un deuxième l’intello à la con qui a lu trois bouquins de socio

Pour les fans de tête de fer ( c’est son charmant surnom dans la Bd) , on retrouve pas mal d’ingrédients , faut dire que pour une fois c’est Marvel elle-même qui a réalisé le film et pas une grosse boite qui a sous traité. Donc on a une Tony Stark avec le bouc ( la class 80’s), qui sirote pas mal d’alcool ( mais qui n’est pas alcoolique, ça doit pas être encore trop correct pour le ciné de super-héros pour les 5-35 ans) et qui reste un invétéré dragueur de minette ( les petites journalistes gauchistes ne sauraient résister à son charme bling bling).
On retrouve toutes les armures des première de 1963-64 ( qui vient de sortir en intégrale chez panini comics) à la dernière très hi-tech qu’on dirait presque sortie de l’univers Ultimate ( une ligne parallèle de Marvel depuis 2001). Rhodey est la, le James Rhodes destiné à remplacer le Tony alcoolique et qui deviendra War machine).





La secrétaire est en revanche très rajeunie, une rousse sexy qui se prend pour Mary Jane Watson. Le Shield apparaît même de façon comique, (ça fallait le faire !). Bon le mandarin est tout de même le grand absent.
En fait tout le film n’a l’air d’être q’une gigantesque introduction pour un Iron man 2, du coup pas de méchant balaise mais une intrigue qui tourne autour de l’origine du personnage.

Mais où sont les cocos ? Ben oui on est en droit de se le demander vu qu’a l’origine Iron man est tout de même un des héros les plus marqué par son anticommunisme. En 1963 Il né donc dans les geôles viet-cong, guerre froide oblige. Ici pas le temps d’expliquer à l’occidental moyen ( ou plutôt à l’américain moyen) c’est qu’est un communiste , pour l’archélogie ils ont qu’a voir le dernier Indy !





Donc place à l’Afghanistan, et les terroristes musulmans vont donc remplacer les guérilleros asiatiques. On peut se demander dans quel mesure ce film ( qui reste un super divertissement pour tout fan de comics) n’est pas aussi un film de propagande pour l’armée Us, ou plutôt un film qui sert à justifier l’intervention Us dans ce proche Orient. Les vilains torturent Tony, tuent des soldats ricains bien sympathiques et s’en prennent même au villageois locaux. Heureusement le super patriote et sa technologie de pointe sont la pour tout résoudre, c’est comme si on nous balançait ; soutenez la recherche militaire, c’est avec des cyber-marines qu’on va gagner cette guerre et sauver vos fils.
Pour la forme on va quand même faire une dénonciation de la puissance militaro-industrielle prête à traiter avec n’importe qui, ces traîtres qui ne comprennent pas le véritable sens du mot patriotisme…
Dernier mot ce n’est pas parce qu’on y voit des belles pépés et des belles bagnoles qu’on doit le confondre avec un Fast and Furious, non c’est tout de même bien plus intelligent, arf !


Pour en savoir plus consultez l'excellent Comic box Hors série N° 3 consacré au film

dimanche 27 avril 2008

Supermurgeman contre la menace communiste

Supermurgeman avait tout pour me plaire, une parodie de comics au titre racoleur, en ce qui me concerne, et un titre d’album avait surtout retenu mon attention, « la menace communiste ».

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La couverture est mortelle, des tonnes des zombies avec l’étoile rouge s’attaquant au héros. Alcool, déconne et politique bon programme. Le scénario inexistant n’est même pas le problème, car il n’est que prétexte.

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Le personnage en lui-même est assez cool, il doit picoler pour avoir ses pouvoirs (en l’occurrence ne pas sentir les coup et vomir sur ses ennemis, Yeah !).
Le réel problème de la série est le contexte, Supermurgeman n’est pas un Clark Kent trash, pas plus qu’un Peter Parker accro au comptoir, c’est simplement un sous-tarzan sur une île du pacifique sud.

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Moi qui le voyais déjà, dégommer les services d’ordre dans les manifs de gauchistes et déjouer les sinistres complots d’Arlette et d’Olivier pour prendre le pouvoir, voilà que je dois me taper une histoire de guignols cubains qui veulent prendre le contrôle de île où on ne trouve que de paisibles ruraux et des cocotiers. Au fil des pages, Supermurgeman, aidé des quelques amis, va devoir affronter sa fiancée devenue féministe endiablée, dialoguer avec un sorcier qui va réveiller des zombies cocos, lutter contre son ennemi « etronman » (tout un programme, surtout si on se rappelle comment supermurgeman se débarrasse de ses ennemis…), tout cela pour aboutir à une révolution capitaliste.
L’aide de Roberta love love (un vieille pute en léopard rose) ne lui sera pas de trop pour régler ses problème sentimentaux. Le tout a un petit coté bill baroud mal fini, on s’ennuie un peu dans ce conte absurde. Des entractes apportent quelques gags plus ou moins bons mais qui font apparaître les véritables méchants, d’une manière assez cinématographique qui rappelle James Bond.

Dans ce bric à brac quelques phrases ont fait mon bonheur :

« je ne laisserai ni les cafards ni les communistes envahir notre planète »,
« des communistes, ils ont pas disparus ? ».
Mais dans l’ensemble le potentiel d’un tel ennemi n’a pas été suffisamment exploitée.

La véritable bonne idée est l’apparition d’un « Che » embourgeoisé si ce n’est peoplisé (???), qui ne croit plus à la révolution mais aux gonzesses en bikini et au champagne (le communisme pop , y a que ça de vrai !).
On reconnaîtra dans la planche 36 un hommage au « Tintin chez les soviets » (mon préféré !) d’Hergé sauf que cette fois ce sont les capitalistes qui jettent les gosses hors de la file d’attente ou qui font « respecter les règles de la démocratie ».

Alors faut-il y voir un message crypto-coco, en fait un bras d’honneur à Hergé, cet ami du fascisme, sans aucune doute, c’est donc que la menace communiste est bien vivante, mais qu’elle est vendu par Dargaud donc on a la bonne conscience avec nous.

B. le geek masqué