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lundi 15 juin 2009

Tristan et Isolde de Wagner par Olivier Py @ l'Auditorium de Dijon


La première impression que j'ai en rentrant dans ce nouvel antre du classique en province, c'est que l'opéra, ça s'est démocratisé... moi qui pensait être limite avec mon jean élimé, j'ai croisé un tas de connards en short et en tongs...les rares qui avaient des costards devaient être fous de rage de voir leur culture dégénérer ainsi.

Allez c'est parti pour 5H d'écoute, ça fait un peu peur comme ça mais en fait quand c'est bien fait ça roule. Le premier acte est très sympa, les décors sont modernes et limite indus. Le premier acte se déroule intégralement sur un grand paquebot en tôle qui ne cesse de défiler sur la scène. Opposition noir/blanc, lumières en contraste permanent. Immédiatement je suis séduit par Kurwenal, interprété par Alfred Walker. En revanche le look métaleux/motard de Tristan est très limite, moi j'aime pas mais j'ai sans doute pas le niveau pour comprendre les subtilités de ce choix. Pour le scénar vous vous reporterez au livret.

Acte 2 , c'est reparti, le clou de cet acte est l'échange lyrique de Tristan avec ( ou un "et/und" très important, voire métaphysique de l'oeuvre mais j'ai pas tout capté) Isolde. Le décor là aussi est très bien vu des chambres successive représentant le jour et la nuit d'après ce qu'on m'a expliqué (vous vous direz mais pouquoi il va à l'opéra celui là, s'il ne comprend rien, réponse: c'est pour la frime, ducon!). Franchement chouette, les lumières cartonnent toujours autant, mais en revanche les 45 mn d'amour me laisse relativement de marbre. Le moment où les amants se sont surprendre aussi, on découvre que Marke est le roi d'une monarchie fascisante (chien loup et ambiance mirador), dans un style rétrofuturiste, ses hommes de main ayant l'allure de gangsters de la prohibition. Franchement je ne sais pas si contextualiser précisément un œuvre telle que celle là vaut le coup...

2° entracte ou j'invente le futur de la chronique classique sur Lethal journal, me balader la prochaine fois avec un micro, enregistrer les commentaires du public au fil de ma déambulation pour me dégourdir les pieds. résultats ' "saisissant...", "pour une première c'est incroyable", "je n'ai pas du tout aimé", "tu veux une coupette", "Renée"...C'est pas tout mais faut y retourner ( il est 18H30 et je suis là depuis 15H). Trois de nos voisins ont laché l'affaire, remarque vaut mieux ça, que le vieux qui ronfle comme cela était arrivé à Bastille en son temps.



Le troisème acte est une débauche de flotte, y en a partout, on entend entre les tirades des chanteurs le flop flop des bottes de toute la clique. La mise en scène est toujours aussi chouette et Tristan a quitté sa veste de hardos, en revanche, des châteaux et des bateaux en plastoc sont laissés sur le devant de la scène pour nous rappeler son enfance, bof bof...Puis ambiance boite de nuit, après la mort de Tristan pour l'arrivée des sbires de Marke, des néons clignotent une minute ou plus, c'est trop, c'est quoi ce style grand guignol ? Kurwenal est toujours aussi puissant, Marke l'est tout autant ( c'est d'ailleurs les 2 qui recevront le plus d'applaudissements). Isolde trouvera la rédemption par les transfiguration, mais dans une mort non chrétienne qui va à l'encontre du bonheur bourgeois ( c'est Olivier Py qui le dit). Ce type a vraiment un look trop sympa ( pantalon et écharpe au vent) quand il vient se faire applaudir, ce qui fait que je le déteste aussi vite qu'il arrive sur scène.

L'orchestre de Dijon si j'ai bien compris s'est vraiment bien débrouillé pour donner à cette oeuvre une belle puissance sonore. Si vous n'etes pas sensible aux costumes pourris, séance de rattrapage demain à 18H

mardi 24 mars 2009

Appelle ca comme tu veux A.Michniak


Dimanche soir, un de ces soirs où le blue monte lentement en vous, j'ouvre ma boite aux lettres en rentrant de Week-end et trouve mon dvd commandé 2 semaines auparavant. Connaissant l'oeuvre de Michniak, je me demande si c'est bien le moment de regarder son film et puis merde, je serais vraiment dans le bain pour une fois.



Le teaser nous avait bien fait de l'oeil à Lethal et moi, j'avais assez hate de voir comment ce nihislite fini avait confronté son art et ici sa caméra aux individus qu'il a pu rencontrer et qui ne pouvait que lui faire peur ou le detester.

Le Dvd est divisé en 2 parties, 2 films appelés Appel ça comme tu veux (I) qui date de 2005 et Appel ça comme tu veux (II) lui de 2006. Enfin 7' de bonus pour expliquer les intentions du Film.

Ces oeuvres posent un problème de fond car il est répeté qu'elles sont faites pour faire quelque chose, pour remplir le néant qui nous entoure mais en même temps ce ne sont que des oeuvres qui ont été présentées pour l'ESAV ( Ecole supérieure d'Audiovisuel)...

Passons, le début d'Appel ca comme tu veux (I) part d'une très bonne idée, 2 personnes en scooter braquent la caméra de touristes japonais. Postulat de départ: une caméra c'est pas fait pour faire des albums souvenirs...4 potes se retrouvent alors dans un garage et se demandent que faire de cette cam ? La caméra est alors exploitée dans tous les sens possible et s'ensuit une 30'm de cut divers et variés qui offrent une vision oppressante de notre société hyper-urbanisée

Les répliques du teaser sont les seules qui m'ont accorchées et à ce niveau je suis un peu deçu, plus qu'une confrontation avec le réel, c'est une fuite qui est filmée...

Appel ca comme tu veux (II) répond, poursuit et achève le (I);, mais sur un autre mode, dans cette partie un mégaphone est branché sur une caisse et un road movie urbain est lancé dans les rues de Toulouse, Slogans et aphorismes nihilstes sont alors lancés sur des passants médusés qui ne réagissent pas trop. Incompréhension totale entre l'artiste, son oeuvre et l'individu moyen.

C'est vraiment pas le travail de Michniak qui m'a le plus accroché, à la fin de la soirée mon moral est sauf, il est finalement bien meilleur lorsqu'il fait du son. Après c'est toujours plaisant de voir de temps en temps un documentaire avant-gardiste.

dimanche 15 juin 2008

HAPPY END : Georges Aperghis // Ensemble Ictus // Hans Op de Beeck

Samedi 14 juin - Cité de la Musique

Ça faisait plusieurs mois que je m'étais résolu à aller voir cette adaptation du Petit Poucet, composée par Aperghis et interprétée par les jeunes et vaillants Belges d'Ictus (enfin jeunes et vaillants pour un ensemble de contemporain... c'est pas non plus des punks).
Déjà en 2006, j'avais récupéré le cd de "Avis de Tempête", un bel exemple de cut-up électronique et de chaos instrumental. Depuis ça, je m'étais fait la représentation mentale d'un compositeur super-de-son-temps-qui-a-l'âge-de-ma-mère, et était à l'affut d'une représentation pas trop loin de chez moi. Dernièrement, j'avais bien eu écho d'un truc d'Aperghis, auquel participait Jean-Christophe Feldhandler (Dieu de la guitare préparée et de la baguette chinoise), mais c'était plus dans les environs de Strasbourg si mes souvenirs sont bons.



Bref, rentrons dans le vif du sujet car tout le monde s'emmerde...
Pour faire les choses bien on commence par arriver 10 minutes en retard, et ouais, mes souvenirs de chargé de communication dans le milieu mentionnaient un "quart d'heure rémois", mais c'est sûrement parce que les concerts avaient lieu à Reims...
On a plus le droit aux places centrales, mais au balcon foireux généralement réservé aux étudiants avides de découvrir des chefs d'œuvres en live, en tête à tête avec un poteau. Du même coup, exit l'octophonie et toute la finesse de la diff' assurée par Sébastien Roux... dommage.



Pour être poli, on refile un pourliche au type qui nous a placé, mais visiblement c'est pas l'usage et il nous regarde bizarre... nous on voulait bien faire, c'est pas pour la jouer on habite à Montmartre. Une fille nous enjoint ensuite d'aller nous coller un peu plus au fond de la galerie. On lui donne rien et du coup elle à l'air vexée... les pourboires, ce genre de trucs, c'est comme les vernissages, j'y arriverai probablement jamais.



Donc on s'assied, on regarde et on écoute... niveau visuel, un écran gigantesque semble bloquer depuis 10 minutes sur la même image. On est loin des habituels mixs épileptiques de Vj's des caves de la capitales. Côté instrumental, je note quand-même que les percussionnistes jouent des partitions de frottement de tables, rien que de très habituels dans le milieu contemporain, mais j'avoue que ça m'apparait bien incongru et peu justifié. Pour ce qui est de l'électroacoustique, ça module des voix en trois langues, d'aigu à grave, avec l'habituelle cohorte de filtres, le tout sans doute sous MaxMsp.
Et, comme souvent, le résultat s'apparente à du Aphex Twin / Daft Punk / Sauf que personne danse...



Mauvaise entrée en matière donc, mais, petit à petit, le conte se délie, l'écran s'anime, les arrangements s'arrangent et le tout prend forme ("fait sens", comme on dit dans le milieu). Je vous épargne les considérations philosophiques, qui finiraient d'appesantir mon propos, mais vers la fin, j'en suis quasiment à trouver ça génial.
Là, les lumières se rallument, on applaudit une heure et on quitte la salle.

21h15
Dehors, il fait jour, pour un long moment encore.
Et voilà, 17 euros de consumés.
Bon, on va pas faire les raboins, c'était quand même pas mal.
Simplement, la prochaine fois, on essaiera d'arriver à l'heure...

lundi 9 juin 2008

Nude // Radiohead Remix




Big Ideas (don't get any) from James Houston on Vimeo.

Il y a quelques semaines, Radiohead proposaient de remixer un leur titre "Nude", de l'album 'in RainBows. James Houston, étudiant à Glasgow tente sa chance en assemblant des sons de grands parents d'ordinateurs, pour son projet de fin d'études....

Du coup il a été un peu à la bourre pour la dead line du concours mais a eu le temps de faire une belle belle belle vidéo.

j'éspère qu'il a eu une bonne note...